lirecapvert.org
“Always remember that the people are not fighting for ideas, nor for what is in men’s minds. The people fight and accept the sacrifices demanded by the struggle in order to gain material advantages, to live better and in peace, to benefit from progress, and for the better future of their children. National liberation, the struggle against colonialism, the construction of peace, progress and independence are hollow words devoid of any significance unless they can be translated into a real improvement of living conditions.”
Return to the Source: selected speeches of Amílcar Cabral (1974)
“Un peuple qui se libère de la domination étrangère ne sera libre culturellement que si, sans complexe et sans sous-estimer l'importance des aspects positifs des cultures de l'oppresseur et des autres cultures, retourne vers les chemins glorieux de sa propre culture, qui est nourrie par la réalité de son environnement et qui neutralise aussi bien les influences néfastes et tout assujettissement à la culture étrangère. Ainsi, il peut être dit que si la domination impérialiste a le besoin vital de pratiquer l'oppression culturelle, la libération nationale est nécessairement un acte culturel.”
Return to the Source: selected speeches of Amílcar Cabral (1974)
Macron – Lecornu : la politique pinocchio de l’entrisme absolu (2026)
Le titre est provocateur, mais il est aussi réaliste. Depuis 2017, Emmanuel Macron se moque du peuple et avec son 9e gouvernement en presque 10 ans, dirigé par Sébastien Lecornu, il pousse sa vision de la politique élitaire et aporophobe, méprisant le peuple, au maximum, avant de tirer sa révérence et après avoir ruiné la France, avec un accroissement du déficit de l’ordre de 1’400’000’000’000 d’euros.
Retour sur une politique désastreuse, au limite du Trumpisme, en tout cas pro-Finance et multinationale, donc ultra-libérale.
I. Casseurs - Payeurs vs Pollueurs – Payeurs ou Mauvais gestionnaires - Payeurs
Le gouvernement Lecornu souhaite faire passer en urgence une loi contre les casseurs, afin de criminaliser les parents des casseurs en les faisant payer, voire en leur supprimant les aides sociales. Cette nouvelle loi, en plus d’être totalement inutile car il existe déjà des lois visant à condamner les « casseurs », est une mesquinerie absolue, démagogique et dangereuse, visant directement le droit à manifester. D’une part, la grande majorité de ces « casseurs » sont des jeunes des banlieues, très souvent non scolarisés, voire intégrés au milieu de la drogue ou le grand banditisme. L’État devrait donc plutôt chercher à éradiquer le narco-trafic et les milieux mafieux, ce qu’il ne fait pas. Et pour cause, les politicien.ne.s et les agent.e.s de l’administration publique française sont, pour une bonne part, des consommateurs/trices de drogue. La preuve : Matignon a effectué un contrôle de consommation de drogue de son personnel. Les résultats n’ont pas été rendus publics, ce qui veut bien dire qu’ils étaient très mauvais, sinon Lecornu se serait targué des bons résultats de son personnel en la matière. Il en va de même au Parlement (Sénat et Assemblée nationale) où nombre de nos élu.e.s consomment des drogues plus ou moins dures ou de l’alcool en quantité peu recommandable pour la santé.
- Julien Da Sois, « Des députés veulent interdire la vente de boissons énergisantes aux mineurs de moins de 16 ans », lefigaro.fr, 2026/10/07, online web
- anonyme, « Cela concerne tous les milieux : plusieurs collaborateurs dans les ministères écartés après des tests de dépistage de drogue positifs, annonce Sébastien Lecornu », franceinfo.fr, 2026/07/22, online : « Le nombre exact de personnes n'est pas précisé... » web
- Raphaël Marchal, « Pas un tribunal : le Gouvernement ne rendra pas publics les tests de dépistage de drogues dans les cabinets ministériels » », lcp.fr, 2026/06/26, online web
- Matthieu Bonhoure, « C’est un secret de Polichinelle : enquête sur la consommation de drogue dans les cabinets ministériels », radiofrance.fr, 2026/06/25, online web
- Bastien Scordia, « Les tests antidrogue imposés par Sébastien Lecornu aux ministres, aux hauts fonctionnaires et aux conseillers divisent », lemonde.fr, 2026/06/20, online web
- Marie Chantrait, « Stupéfiants : un test anti-drogue surprise réalisé à Matignon lors d’un retour de week-end », bfmtv.com, 2026/06/17, online web
- Simon Richard, « Certains députés sniffent dans leur bureau : les abus d’alcool et la consommation de drogue, un vrai problème à l’Assemblée nationale ? », midilibre.fr, 2025/05/26, online web
- Odile Benyahia-Kouider, « A l’Assemblée, les déboires de la défonce nationale », lecanardenchaine.fr, 2025/06/04, online web
- Wally Bordas, « J’ai perdu en espérance de vie : alcool, drogue… dans la classe politique, des excès qui inquiètent », lefigaro.fr, 2025/05/24, online web
- Thomas Despré, « Affaire Guerriau : nos parlementaires ont-ils un problème avec la drogue et l’alcool ? », rtl.fr, 2023/12/06, online web
- John Timsit, « Il y a des soirées où de la drogue circule : la députée Caroline Janvier brise le tabou des stupéfiants et de l’alcool en politique », lefigaro.fr, 2023/12/01, online web
- David Sénat, « Le discours libéral et permissif d’une partie de nos élites a banalisé la consommation de cocaïne en France », lefigaro.fr, 2023/03/17, online web
- Marie-Pierre Bourgeois, Ambre Lepoivre, « Un député Renaissance des Hauts-de-Seine reconnaît avoir consommé de la cocaïne », bfmtv.com, 2023/01/25, online web
Pourtant des propositions visant à instaurer des tests de dépistage au Parlement ont régulièrement été évoqués dans le débat public, mais elles n’ont jamais abouti à une mise en place concrète, parce que ceux-la mêmes qui devraient voter une telle loi sont les principaux visés. Aussi opposent-ils facilement une absence d’obligation légale (texte de loi ou règlement intérieur des institutions) et un respect de la vie privée, les parlementaires bénéficiant du secret de la vie privée. Pourtant, l’Assemblée nationale a bien étudié la question des toxicomanies en 2011, comme le prouve le rapport Branget/Barbier du 30 juin 2011. (web) Et pour ce qui est de l’alcool, le rapport parlementaire de l’élu Emmanuel Duplessy (web), publié le 31 octobre 2025, propose bien de supprimer l’alcool à l’Assemblée nationale, une proposition restée sans suite depuis. « Selon Emmanuel Duplessy, le sujet est avant tout symbolique. A l’heure où des efforts budgétaires sont demandés à tous les Français, l’élu s’interroge tout d’abord sur la possibilité de faire passer les verres d’alcool à la buvette dans l’enveloppe de frais de mandat et que cette consommation personnelle se fasse donc aux frais du contribuable. »
- Maxence Kagni, Anne-Charlotte Dusseaulx, « Drogues : des députés demandent l’organisation de contrôles à l’Assemblée nationale », lcp.fr, 2026/06/19, online web
- Robin Richardot, « Un rapport préconise l’arrêt de la vente d’alcool à la buvette de l’Assemblée nationale », lemonde.fr, 2025/11/05, online web
Pour Macron, ce qui importe n’est pas la lutte contre le narco-trafic, mais les amendes qui résultent de la consommation de drogue. Quant au Sénat, grand consommateur d’alcool s’il en est, ce dernier veut imposer un prix minimum de 3,50 euros pour une bouteille de vin pour, dit-il, « diminuer la consommation ». C’est peut-être pour cela que ledit Sénat a augmenté ses frais de mandat (AFM) de 700 euros par mois en 2024 invoquant une augmentation « justifiée par l’inflation et l’augmentation des tarifs hôteliers ». L’Assemblée nationale, plus modeste, s’est contentée de 305 euros mensuels d’augmentation, soit +5,4 %, alors que l’inflation a été de 2 %. Elle a beau dos l’inflation !
- Ludovic Fau, « Frais de mandat : l’Assemblée augmente l’avance de frais de mandat des députés de 300 euros », lcp.fr, 2024/01/25, online web
- anonyme, « Les sénateurs ont augmenté leurs frais de mandat de 700 euros par mois », lemonde.fr, 2024/01/29, online : ces frais passent de 5’900 à 6’600 euros web
- anonyme, « Emmanuel Macron annonce que les amendes pour consommation de drogue seront payables immédiatement en liquide ou carte bancaire », lefigaro.fr, 2023/06/25, online web
- Thomas Despré, « Affaire Guerriau : nos parlementaires ont-ils un problème avec la drogue et l’alcool ? », rtl.fr, 2023/12/06, online web
- François Vignal, « Alcool : des sénateurs veulent un prix plancher de 3,50 euros pour une bouteille de vin pour diminuer la consommation », publicsenat.fr, 2023/11/22, online web
Donc, on le voit bien, sous Macron, deux poids, deux mesures, et une politique publique orientée en fonction des besoins des élites et des politicien.ne.s carriéristes. En consommant de la drogue, comment les repésentant.e.s du peuple et les agents administratifs, haut.e.s fonctionnaires de la République peuvent-ielles lutter efficacement contre le narco-trafic ? En voulant interdire les boissons énergisantes aux mineurs de moins de 16 ans, mais en surconsommant de l’alcool au Parlement, en plus, aux frais des contribuables, les parlementaires ne méprisent-ielles pas le peuple, jeunes ou vieux indifférenciés ? Où est l’égalité si fondamentale pour la République française ? Où est la liberté, si ce n’est exclusivement du côté des élu.e.s de l’État ? Où est la fraternité qui devrait unir le peuple dans un même élan, si la représentativité est privée de toute morale et éthique les plus basiques ?
Alors si Macron et Lecornu veulent imposer une x-ième nouvelle loi contre le peuple de « casseurs - payeurs », qui est déjà vouée à l’échec, car la majeure partie des familles étant insolvable, elles ne paieront rien, le peuple peut demander à ce que d’autres lois soient imposées pour que celles et ceux qui nous gouvernent répondent de leurs actes, de leurs incompétences et de leurs abus dans la gestion des la « res publica ».
- Loi « pollueurs - payeurs » : Macron et Lecornu doivent proposer une loi qui impose que les pollueurs payent pour les dommages commis. Or, le premier « pollueur » de France est l’État par les arrêtés ministériels ou préfectoraux qu’il prend en faveur des entreprises et des multinationales.
- Chlordécone : jusqu’en 1993, les grands producteurs agricoles de Martinique et de Guadeloupe ont pu, grâce à une dérogation gouvernementale et un flou législatif, utiliser ce pesticide, reconnu pour sa forte toxicité après l’accident de Hopewell, une intoxication massive d’ouvriers dans l’usine de fabrication, aux USA, en 1975. Or, face à ce scandale sanitaire sans précédent en France, l’État est juste condamné à indemniser une poignée d’ouvriers qui auraient subi un « préjudice d’anxiété ». Pour le reste, la cours d’appel de Paris a décrété un non-lieu, empêchant ainsi toute enquête sur ce sujet. Or, l’État, sous l’égide de l’actuelle ministre de l’agriculture, Annie Genevard, n’a rien trouvé de mieux que de se pourvoir en cassation, non pas pour faire annuler la responsabilité de l’État dans cette affaire, mais parce que « le gouvernement regrette certaines formulations de l’arrêt de la cour administrative d’appel de Paris rendu le 11 mars 2025 ». Ainsi la ministre « déplore que [la cour] ait retenue une faute de l’État dans la collecte des stocks de chlordécone ou encore dans sa responsabilité à protéger et informer les populations, en argumentant que, depuis 1993, les autorités auraient pris la mesure de la situation et des protections légales à adopter au rythme des avancées scientifiques et de la prise de conscience des risques. » Mais le problème, c'est qu'est-ce que l'Etat n'a pas fait et pourquoi, avant 1993 ? Wikipedia résume la situation comme suit : « L'autorisation de vente en France est retirée en 1990, cependant son utilisation se poursuit dans les Antilles françaises grâce à deux délais d'un an (à validité nationale) obtenus par les producteurs de bananes, puis grâce à un flou législatif perdurant jusqu'en 1993. Des ventes illégales sont de plus dénoncées après 1993. La vente et l'utilisation du chlordécone aboutissent à de nombreuses plaintes pour empoisonnement, mise en danger de la vie d’autrui et administration de substances nuisibles, aboutissant en à un non-lieu, confirmé en juin 2026 par la cour d'appel de Paris [en huis clos], malgré la reconnaissance d'un scandale sanitaire ayant un impact environnemental, économique, social et humain durable. […] Le 22 juin 2026, en dépit de la nocivité de la chlordécone et devant « la difficulté de rapporter la preuve pénale des faits dénoncés, commis dix, quinze ou trente ans avant le dépôt de plaintes », la cour d'appel de Paris confirme le non-lieu, « mettant fin à la possible réouverture d’une enquête pénale ». [Malgré tout] la loi « visant à reconnaître la responsabilité de l’État et à indemniser les victimes du chlordécone » est adoptée le 2 juin 2026. Celle-ci précise que l'État a « une part de responsabilité » dans cette contamination et devra, comme « objectif », œuvrer à la dépollution des terres et des eaux, et à l'indemnisation de toutes les victimes (dans le cadre professionnel ou non) en Guadeloupe et Martinique sans obligation. Des élus et associations considèrent cette loi comme un texte de « compromis », voire « édulcoré », ayant une portée avant tout symbolique ». web
- Romane Pijulet, Nicolas Ledain, « L’État s’explique sur le pourvoir en cassation dans le cas du dossier chlordécone », rci.fm, 2026/10/06, online web
- anonyme, « Chlordécone : plus de 80 % de la population de la Guadeloupe et de la Martinique reste contaminée, selon Santé publique France », lemonde.fr, 2026/06/24, online web
- Anaïs Godard, « Scandale du chlordécone : vous avez été empoisonné légalement, réagit un plaignant après la confirmation du non-lieu », radiofrance.fr, 2026/06/22, online web
- anonyme, « Loi du 12 juin 2026 visant à reconnaître la responsabilité de l’État et à indemniser les victimes du chlordécone », vie-publique.fr, 2026/06/13, online web
- PFAS : le scandale des PFAS, ou « polluants éternels », concerne la contamination massive de l'eau et des sols par des composants chimiques industriels ultratoxiques et indestructibles depuis les années 1950. Grâce à des enquêtes journalistiques européennes et des collectifs citoyens, l'ampleur de la pollution a été révélée, notamment près de Lyon. Or, l'État est accusé d'inaction car il a longtemps privilégié les intérêts économiques des usines et l'emploi face à des substances qui manquaient de réglementations contraignantes, alors qu’il disposait (comme pour le chlordécone) de rapports d’alerte depuis le milieu des années 2000. Or, depuis le 1er septembre 2026, les industriels français qui rejettent des PFAS dans l’eau doivent payer 100 euros pour 100 grammes émis. Or, cette redevance ne générera que 5 à 10 millions d’euros annuels, face aux 2'000 millions nécessaires pour dépolluer les réseaux d’eau potable, une mascarade étatique, fruit d'un copinqge intensif. Aussi, ce décalage économique fait, encore une fois, peser l’essentiel du coût sur les collectivités et les usagers. L’État (gouvernement et Parlement) prend donc vraiment le peuple pour un imbécile global !
- anonyme, « Contamination aux PFAS : près de 60 % d’oeufs prélevés partout en France contiennent des polluants éternels, révèle Radio France », liberation.fr, 2026/10/06, online web
- Marie-Adélaïde Scigacz, « PFAS dans l’eau du robinet : le principe du pollueur-payeur entre en vigueur pour contraindre les industriels à participer à la dépollution », franceinfo.fr, 2026/09/01, online web
- Nicolas Egon, « Pollution de l’eau : les industriels devront désormais s’acquitter d’une redevance », economiematin.fr, 2026/09/01, online web
- Cyrielle Cabot, « Victimes, c’est à nous de payer : pour les communes, le défi des eaux contaminées aux PFAS », france24.com, 2026/07/28, online web
- Sarah Finger, « Lutte contre les PFAS : les élus pris en étau », mairesdefrance.com, 2026/06/23, online web
- Romain David, « PFAS : l’État attaqué en justice pour carences fautives face aux polluants éternels, un dossier exemplaire par la mauvaise façon dont il a été géré », publicsenat.fr, 2026/05/21, online web
- anonyme, « PFAS : les projets de dérégulation portés par les pouvoirs publics servent avant tout les intérêts des industriels », lemonde.fr, 2026/04/08, online web
- anonyme, « Le procès des 200 contre les PFAS, les polluants éternels », radiofrance.fr, 2026/04/07, online web
- anonyme, « PFAS dans l’eau du robinet : carte de France et bilan 20026 », eaupotable.net, 2026, online web
- Sandy Dauphin, « Un scandale sanitaire : l’eau du robinet contaminée aux PFAS dans 16 communes des Ardennes et de la Meuse », radiofrance.fr, 2025/07/10, online web
- Cadmium : autre crise de santé publique majeure liée à l’importante contamination de la population à ce métal lourd, hautement cancérigène et toxique pour les reins et les os. Les Français présentent des taux d’imprégnation trois à quatre fois supérieurs à ceux de leurs voisins européens ou nord-américains. Cette exposition chronique se fait principalement par l’alimentation quotidienne (pain, pâtes, riz, pommes de terre). Les végétaux absorbent le cadmium accumulé dans les sols agricoles en raison de l'épandage massif d'engrais phosphatés, importés principalement du Maroc et naturellement riches en ce métal. La faute de l'État en la matière réside dans son inaction prolongée et ses choix réglementaires laxistes :
- L'application d'une dérogation complaisante : alors que l'Union européenne limite depuis 2022 la concentration de cadmium dans les engrais à 60 mg/kg, la France a utilisé des dérogations pour maintenir un plafond national maximal exceptionnellement haut à 90 mg/kg, le plus élevé d'Europe. L’État répondait donc directement aux demandes de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) et de ses associations spécialisées de grandes cultures (AGPB pour le blé, UNPT pour la pomme de terre, AGPM pour le maïs). Mais là, pas la moindre loi « pollueurs - payeurs » envisagé par le Gouvernement ! Copinage vous dites ?
- Le mépris des alertes scientifiques : l’ANSES alerte les pouvoirs publics depuis plus de quinze ans sur cette urgence sanitaire et préconise un seuil maximal strict de 20 mg/kg pour stopper la contamination des sols. L'État a repoussé pendant des années les réglementations contraignantes par peur de froisser les lobbys agrochimiques et de déstabiliser les filières d'approvisionnement en engrais.
- Bien que le gouvernement ait esquissé en octobre 2026 une trajectoire par décret pour atteindre les 20 mg/kg d'ici 2030, celle-ci reste critiquée pour ses clauses de dérogation et sa lenteur face à une crise sanitaire avérée
- Gaétan Merminod, « Cadmium : la trajectoire de réduction du gouvernement critiquée par les associations spécialisées de grandes cultures », reussir.fr, 2026/10/06, online web
- Laurene Mainguy, « Engrais/cadmium : les associations spécialisées de la FNSEA insatisfaites », agra.fr, 2026/10/06, online web
- Stéphane Mandard, « Cadmium : après des années d’inaction, le gouvernement s’engage à suivre les recommandations des autorités sanitaires », lemonde.fr, 2026/10/05, online web
- anonyme, « Les taux autorisés de cadmium dans les engrais seront abaissés à 20 mg/kg en… 2030 », franceinfo.fr, 2026/10/02, online web
- Artur Quentin, « Barilla, Rummo, Panzani… La plupart des paquets de pâtes sont fortement contaminés au cadmium selon une étude », bfmtv.com, 2026/08/27, online web
- anonyme, « Cadmium : le dépistage gratuit ne correspond pas à la contamination générale des Français, déplore Santé environnement France », lemonde.fr, 2026/06/16, online web
- anonyme, « Après les scandales de l’amiante et du chlordécone, nous sommes en passe d’avoir un scandale du cadmium, prévient la députée Clémentine Autain », lemonde.fr, 2026/06/07, online web
- anonyme, « Proposition de loi sur le cadmium : succès écologiste et danger du RN », lemonde.fr, 2026/06/06, online web
- anonyme, « Le scandale du cadmium est l’arbre qui cache la forêt de notre surexposition à de nombreux contaminants et polluants chimiques », foodwatch.org, 2026/05/06, online web
- Jérôme Canard, « Des champs contaminés de boue en boue », lecanardenchaine.fr, 2026/04/24, online web
- Maxime T’sjoen, « Carte : y a-t-il du cadmium près de chez vous ? Les zones de France les plus polluées par ce métal lourd », europesays.com, 2026/03/25, online web
- Jérôme Canard, « Le gang du phosphate », lecanardenchaine.fr, 2025/06/20, online web
- Chlordécone : jusqu’en 1993, les grands producteurs agricoles de Martinique et de Guadeloupe ont pu, grâce à une dérogation gouvernementale et un flou législatif, utiliser ce pesticide, reconnu pour sa forte toxicité après l’accident de Hopewell, une intoxication massive d’ouvriers dans l’usine de fabrication, aux USA, en 1975. Or, face à ce scandale sanitaire sans précédent en France, l’État est juste condamné à indemniser une poignée d’ouvriers qui auraient subi un « préjudice d’anxiété ». Pour le reste, la cours d’appel de Paris a décrété un non-lieu, empêchant ainsi toute enquête sur ce sujet. Or, l’État, sous l’égide de l’actuelle ministre de l’agriculture, Annie Genevard, n’a rien trouvé de mieux que de se pourvoir en cassation, non pas pour faire annuler la responsabilité de l’État dans cette affaire, mais parce que « le gouvernement regrette certaines formulations de l’arrêt de la cour administrative d’appel de Paris rendu le 11 mars 2025 ». Ainsi la ministre « déplore que [la cour] ait retenue une faute de l’État dans la collecte des stocks de chlordécone ou encore dans sa responsabilité à protéger et informer les populations, en argumentant que, depuis 1993, les autorités auraient pris la mesure de la situation et des protections légales à adopter au rythme des avancées scientifiques et de la prise de conscience des risques. » Mais le problème, c'est qu'est-ce que l'Etat n'a pas fait et pourquoi, avant 1993 ? Wikipedia résume la situation comme suit : « L'autorisation de vente en France est retirée en 1990, cependant son utilisation se poursuit dans les Antilles françaises grâce à deux délais d'un an (à validité nationale) obtenus par les producteurs de bananes, puis grâce à un flou législatif perdurant jusqu'en 1993. Des ventes illégales sont de plus dénoncées après 1993. La vente et l'utilisation du chlordécone aboutissent à de nombreuses plaintes pour empoisonnement, mise en danger de la vie d’autrui et administration de substances nuisibles, aboutissant en à un non-lieu, confirmé en juin 2026 par la cour d'appel de Paris [en huis clos], malgré la reconnaissance d'un scandale sanitaire ayant un impact environnemental, économique, social et humain durable. […] Le 22 juin 2026, en dépit de la nocivité de la chlordécone et devant « la difficulté de rapporter la preuve pénale des faits dénoncés, commis dix, quinze ou trente ans avant le dépôt de plaintes », la cour d'appel de Paris confirme le non-lieu, « mettant fin à la possible réouverture d’une enquête pénale ». [Malgré tout] la loi « visant à reconnaître la responsabilité de l’État et à indemniser les victimes du chlordécone » est adoptée le 2 juin 2026. Celle-ci précise que l'État a « une part de responsabilité » dans cette contamination et devra, comme « objectif », œuvrer à la dépollution des terres et des eaux, et à l'indemnisation de toutes les victimes (dans le cadre professionnel ou non) en Guadeloupe et Martinique sans obligation. Des élus et associations considèrent cette loi comme un texte de « compromis », voire « édulcoré », ayant une portée avant tout symbolique ». web
- Loi « mauvais gestionnaires - payeurs » : le problème est assez simple. LES ELU.E.S ET LES HAUT.E.S FONCTIONNAIRES NE SONT RESPONSABLES DE RIEN. Ielles peuvent surendetter le pays, mal gérer leurs institutions, prendre des arrêtés contraire au bien public, à la bonne gestion de la « res publica », ielles ne sont JAMAIS INQUIÉTÉ.E.S. C’est une honte ! Le Parlement a même passer une loi selon laquelle « Les agents ne sont pas personnellement responsables des fautes qu’ils commettent dans l’exercice de leur activité. » Les agents sont en effet protégés, bien qu'ils puissent être sujets à des sanctions administratives (loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, art. 11). Par cette loi, le Parlement soutient qu’un agent incompétent, bon à rien ou parasite n’est jamais responsable et ne doit jamais rien payer de sa poche, même si cela est clairement de sa seule faute. C’est l’administration qui est reconnue comme fautive et qui doit payer. Or, l’administration, c’est l’État et l’État paie avec l’argent du peuple. Donc au final, double peine : un individu qui perd son travail ou ne peut plus conduire à la suite d'une faute administrative d’un.e agent. incompétent.e de l’administration publique, non seulement a subi un tort souvent sous-estimé par la Justice (le coût financier et moral étant très en de ça de l’amende ou de la réparation), mais pire, c’est ce même individu, qui, par ses impôts et plus encore la TVA, paiera l’amende infligée soit disant à l’administration publique. Une honte, encore une fois ! Mais c’est cela l’entrisme. Protéger l’élite et les privilégié.e.s des revendications légitimes du peuple.
Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, au final, quand on dit l’État doit payer ou lorsque la Justice condamne l’État, dans les faits, c’est toujours le peuple qui paie et il paie les erreurs des dirigeants (président de la République, ministres, secrétaires d’État, député.e.s, sénatrices/-teurs, hauts fonctionnaires…) Pourtant aucun.e de ces derniers n’est jamais fautif, coupable, responsable. Aucun.e ne paie ni n’est puni par la loi. Encore une fois, l’entrisme de la classe politique au pouvoir, en particulier sous Macron, montre le mépris affiché vis-à-vis du peuple souverain qui l’a en partie élue afin de gérer ladite « res publica », le bien commun, avec sérieux et non en gaspillant à torts et à travers son argent. Sous Macron, on l'a dit, la dette publique a explosé avec un supplément de… 1’400’000’000’000 d’euros. Un record qui n’est pas exclusivement dû à la pandémie de la Covid-19, comme on veut nous le faire croire, car les coûts en sont estimés entre 235’000’000’000 et 280’000’000’000, entre 2020 et 2023 (période d’urgence et relance initiale). Alors, question : Mr Macron, OÙ SONT PASSÉS LES 1’142’500’000’000 EUROS MANQUANTS ?
Il EST TEMPS QUE LES ELU.E.S RENDENT DES COMPTES AU PEUPLE POUR CHACUNE DE LEURS ACTIONS AU SERVICE DE LA RÉPUBLIQUE !
II. Entrisme, élitisme, mépris des « pauvres » et des jeunes et des vieux et des Autres
Pour bien comprendre la situation, sans faire de grand développement, il suffit de prendre une ou deux phrases succinctes proférées par Emmanuel Macron ou ses innombrables ministres et secrétaires d’État.
La plus parlante est prononcée par Emmanuel Macron, le 29 juin 2017 (début de son "règne"), lors d’un discours dans le cadre de l’inauguration du campus de start-up Station F, à Paris.
« Dans une gare, vous croisez des gens qui réussissent et d’autres qui ne sont rien » (web)
Bien sûr, ceux qui réussissent sont riches ou célèbres ou ont des postes de pouvoir. L’élite en somme. Or, ce que notre cher Président imbu de sa personne oublie un peu vite, c’est que l’on peut très bien réussir sa vie sans être riche ni tenir un poste de direction ni même être célèbre. Ca c'est de la propagande TikTok/X/Facedebook... La réussite n’est pas l’argent, car, c’est bien connu, « derrière toute fortune se cache un crime ». Avec de l’argent, on peut truquer la justice, on peut truander le fisc légalement, on peut cracher sur les petites gens. Cela ne fait pas de nous de « grands hommes » (idem pour les femmes !) Bien au contraire. Et ce n’est pas pour rien que les peuples du monde entier rejettent en masse les politicien.ne.s, les milliardaires et autres mafieux de la Finance mondiale.
Autre petite phrase qui en dit long sur la relation de Macron et de la jeunesse en cette période de révolte lycéenne nationale : en juillet 2025, lors d'un entretien accordé à l'écrivain Emmanuel Carrère, Emmanuel Macron avait déclaré :
« Je n'ai jamais été un adolescent. Je n'aime pas les adolescents. Je ne les comprends pas. »
Mais, pour encore plus se dédouaner des décisions politiques désastreuses et dénoncées comme telles par la presse du monde entier, Macron se défausse et reporte la faute sur son dernier gouvernement Lecornu.
- Alexandre Chauveau, « Crise des lycéens : Emmanuel Macron ne décolère pas contre son gouvernement », europe1.fr, 2026/10/09, online web
- Chez Pol, « Quand Emmanuel Macron avouait ne pas aimer ni comprendre les adolescents », liberation.fr, 2026/10/07, online web
- anonyme, « Macron, Président des jeunes ? Le seul truc qu’il ait fait pour la jeunesse, c’est d’être lui-même jeune, selon Patrick Kanner », publicsenat.fr, 2021/09/03, online web
- anonyme, "Je n'aime pas les adolescents : Emmanuel Macron fait de surprenantes révélations lors d'une interview", rtl.be, 2026/07/23, online web
- Emmanuel Carrère, "The Shining: my trip to the G7 horror show with Emmanuel Macron", theguardian.com, 2025/07/15, online web
Quoi qu’il en soit, si les petites phrases ne suffisent pas, les chiffres, eux, sont clairs. En matière de jeunesse et d’éducation, Emmanuel Macron n’en a cure. C'est un fait. Sur ses 9 gouvernements en presque 10 ans de pouvoir, Macron aurait pu donner une impulsion forte, une énergie constructive au Ministère de l’Education nationale et donc renforcer la politique pour la jeunesse. Il aurait pu choisir un.e ministre qui n’aurait pas changé de poste malgré les remaniements et les démissions. Non ! Macron a laissé ses premiers ministres choisir pas moins de 8 ministres de l’Education qui ont tellement réformé l'Education nationale, parfois sans même en avoir les compétences intellectuelles et techniques, qu’ils ont totalement détruit l’appareil et ce sont les jeunes qui en pâtissent aujourd’hui. D’où la révolte qui a explosé ces dernières semaines, faute de pouvoir être entendu par des exécutifs volontairement sourds.
De plus, ses ministres mentent à qui mieux mieux. Démonstration : le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, affirme au 20h de TF1, le 02 octobre 2026, avec assurance, qu’il n’existe « aucune consigne de retenue » contre les jeunes lycéens en colère et que l’usage de tout l’armement intermédiaire est pleinement autorisé. (web) Or, le 8 octobre, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, annonçant les « mesures » qu’il envisage de prendre pour répondre à la jeunesse du pays, défend des « interventions policières proportionnées ». Donc, pour le gouvernement, soit « aucune retenue » équivaut « a proportionnées », puisque le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur communiquent au quotidien et discutent de la situation de la révolte et comment la mâter au jour le jour. Soit, l’un des deux a menti.
Il faut, par ailleurs, noter que Laurent Nuñez a été à la tête de la DGSI, puis secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, de 2018 à 2020 qui répondit violemment à la révolte des Gilets jaunes avant de finir par leur accorder 10 milliards d'euros, impuissants, puis coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme (2020), puis préfet de police de Paris (2022), avant d’être nommé ministre de l'Intérieur le 12 octobre 2025. Donc la police, il connaît, mais surtout la répression policière, il maîtrise, même si cela finit toujours par un naufrage médiatique et d'opinion publique. Lorsqu'en clôture du G7, le président de la République, Macron, avait dit qu’il n’y avait pas eu de « violences irréparables » face aux Gilets jaunes - propos qui avait fait polémique, car perdre un œil ou une main est, encore aujourd’hui, irréparable -, Laurent Nuñez, interviewé le 29 août 2019, sur TF1, avait pris sa défense et expliqué au journaliste que « les blessures que vous évoquez - avoir perdu un œil, une main -, ont fait l'objet d'une enquête, ont généré une enquête pour déterminer si la réponse apportée et qui a entraîné ces blessures a été proportionnée, en fonction du climat de violence. » Mais il a surtout mis leur occurrence sur le compte du climat « de violence inouïe qui était dirigée contre les forces de l'ordre ». (web)
Or, en décembre 2018, il mentionnait déjà une « violence inouïe » dans ses réponses à Philippe Latombe, président de la commission parlementaire. Il disait : « Samedi dernier, comme l'a indiqué Christophe Castaner, 67'000 policiers et gendarmes – c'est énorme – étaient mobilisés sur le territoire. Ils ont été l'objet de violences inouïes de la part d'un certain nombre de manifestants. Appelons-les des manifestants ou des casseurs mais ne nous y trompons pas : ils ne revendiquent rien, ils ne cherchent pas à user de leur liberté d'expression ; ce qu'ils veulent mettre à terre, c'est la République, ni plus ni moins. Or le rempart de la République, ce sont nos policiers et nos gendarmes. C'est pourquoi nous leur devons l'attention que nous leur portons. » (web)
En fait, Nunez est en guerre contre les casseurs. Peu importe l'occasion, tout ce qui l'intéresse, c'est casser du casseur !
Aujourd’hui, cette rhétorique est reprise par toutes celles et tous ceux (de droite ou d'extrême droite, au bord du néo-fascisme qui impose sa politique par la violence policière). Par exemple, à la suite d’un acte de violence extrême vis-à-vis d’un policier, c’est le procureur de Belfort, Paul-Edouard Lallois, en charge de l’affaire, qui évoque à son tour « une scène d’une violence inouïe et d’une sauvagerie rare », tout en minimisant les actes tout aussi violents perpétrés par le même policier sur un jeune quelques minutes auparavant. Une justice à deux vitesses pour idéal politique. Le jeune a lui porter plainte pour tentative de meurtre, ce qui en dit long. (web)
Toutefois, lorsqu'on y regarde de plus près, à part ce cas très exceptionnel (et à condamner fortement car totalement inadmissible qu'elle que puisse être la victime), durant ces manifestations lycéennes, aucun.e agent des forces de l’ordre n’a perdu un œil, une main, une mâchoire, même s’ils sont très nombreux à avoir été « blessés » selon les chiffres officiels. Plus encore, face aux « violences inouïes » de la jeunesse contre les forces de l’ordre, le Premier ministre Lecornu, répond dans l’hémicycle : "Est-ce que, dans une manœuvre aussi sensible d'ordre public, des accidents peuvent arriver ? La réponse est oui", a-t-il indiqué, ajoutant : "Je dis accident puisque je vois là aussi la terminologie qui est employée de violences policières. Violences policières suggérerait qu'il y ait des instructions politiques de répression policière. C'est faux, c'est un mensonge et c'est jeter l'opprobre sur la police de la République." (web)
Autrement dit : lorsque les forces de l’odre « se battent » contre les jeunes révoltés et leur font perdre un œil, une main, une mâchoire, c’est un accident. Mais lorsque ces mêmes jeunes révoltés tabassent un policier ou une gendarme, c’est une « violence urbaine ». Encore une fois, Macron et son gouvernement imposent leur vue dans un parfait « deux poids, deux mesures » inacceptable pour la majeure partie des Françaises et des Français, et des étranger.e.s en situation légale sur le territoire.
Et pour rappel, à chaque fois qu’il y a eu un.e jeune de tué lors d’affrontement avec les forces de l’ordre, la loi a été supprimée ou le gouvernement a démissionné. Faut-il attendre, en ce mois d’octobre 2026, qu’un.e. jeune soit aussi tué, pour que Macron et son gouvernement Lecornu abdique ?
Car, le véritable problème dans cette histoire, et il faut le dire, ce ne sont pas les policier.e.s ni les gendarmes qui eux font non seulement leur travail, qui sont directement au contact de la population en colère et, ma foi, qui restent des humains faillibles. Non ! Le problème, c’est la direction, les chefs d’état major, les ministres et le Président de la République qui veulent l’affrontement, les violences, dans l’espoir de pouvoir avoir un regain d’intérêt des personnes âgées (les seuls qui votent) en cette période pré-électorales. Les violences, l'insécurité tournant en boucle sur les chaînes télé (pour rappel, les jeunes s'informent sur leur téléphone pas par la télévision ni les journaux) leur font peur et ils seront dès lors plus enclin à voter à droite. Ce n’est pas pour rien, d’ailleurs, que Nuñez en tête, mais aussi Lecornu, Gefray ou tous les élu.e.s du Centre à l'extrême droite9 n’hésitent pas une seule fois à accuser partisans LFI de fomenter la « bordelisation » du pays, de manipuler les jeunes, d’être les vrais coupables, alors qu’il n’y a aucune preuve, aucune réalité, aucune vérité dans ces accusations un tant soit peu tangibles ou crédibles. La réalité, c'est que les derniers sondages donnent un duel RN/LFI au second tour et cela n'arrange pas les affaires des macronistes et de leurs alliés.
Autre point crucial : les politicien.ne.s n’ont aucun intérêt pour les jeunes, car les jeunes de moins de 18 ans n’ont pas le droit de vote et ceux de plus de 18 ans, désabusés, ne votent pas ! Pourquoi s’en soucier ? Le but est juste de limiter les dépenses les concernant ou augmenter les recettes. L'exemple de la proposition pour le budget de 2027 de faire payer l'inscription aux classes préparatoires ou en BTS, alors même que les jeunes lycéens sont dans la rue et bloquent les lycées, illustrent à merveilles l'indifférence du politique vis-à-vis de la jeunesse et ses revendications, mais pire, elle montre l'incurie des membres du gouvernement Lecornu et sa floppée de technocrates enarquiens ou sortis de Science Po, qui ne pensent que budget, argent, pourcentages. La proposition de loi a été retirée dans les 10 heures suivant son annonce. Un ridicule qui ne tue pas, mais qui devrait avoir des conséquence sur la carrière misérable des fautifs.
Conclusion
Emmanuel Macron, en cette fin de double mandats absolument catastrophique - 1’400 milliards de dettes supplémentaires, une colère générale de la population, un prestige de la France à l’international en berne… - est face à la réalité des faits qu’il a toujours rejeté. Sa politique est un absolu fiasco, un échec cuisant, pire que celui, pourtant déjà catastrophique de Fanfouet.
Son xième gouvernement en poste n’est même plus en mesure de faire voter un budget. Après les 49.3 à la pelle d’une autre de ses Premiers ministres, Elisabeth Borne, Mme ès 49.3 qui se présente sans aucune chance à la présidentielle de 2027, le gouvernement va devoir utiliser les ordonnances... s’il ne se fait pas renverser d’abord.
La France est devenue ingouvernable par faute de « bonne » gouvernance durant 10 ans. Elle est aux limites de l’insolvable et les marchés le lui font bien comprendre, avec des taux d'emprunt toujours plus hauts. Mais, ce n'est pas le pire : sa disparition toujours plus rapide sur l’échiquier géo-politique mondial affaiblit aussi l’UE, dont elle est un des deux piliers, pour le plus grand profit des USA de Trump, de la Chine de Jinping ou de la Russie de Poutine. En gros, la présidence d’Emmanuel Macron est une des pires de la Ve République. Et ce n’est pas en tabassant la jeunesse qu’il arrivera à faire changer les choses. Tout au contraire !
Il est temps que les choses changent. Pour certain.e.s, c’est le RN, pour d’autres LFI, pour d’autres encore la révolution en vue d'une hypothétique renaissance. L’avenir, pour l'heure très sombre, nous le dira.
Christophe Chazalon
Genève, le 09/10/2026
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6% de violences, 100% de matraquage : Comment l'État fabrique le chaos lycéen ! (2026)
Alors que le mouvement de contestation de la jeunesse met en lumière de profondes inquiétudes budgétaires et d'orientation, le traitement télévisuel en continu se focalise massivement sur les scènes d’affrontements urbains. Entre impératifs d’audience des chaînes d'information et communication de crises axée sur l'ordre public, ce décalage entre la complexité des faits et la dramatisation des images interroge la fabrique de l'opinion publique et révèle des tensions démocratiques profondes.
1. La réalité des chiffres face à la construction du récit médiatique
Depuis le début de la mobilisation, les images de conteneurs en flammes et de face-à-face tendus avec les forces de l'ordre occupent une place centrale sur les écrans de télévision, tournant en boucle pour essayer de captiver le public, en particulier sur les chaînes d'information. Pourtant, une analyse des données administratives et des remontées de terrain met en lumière une réalité diversifiée qu'une couverture globale peine à restituer.
Selon les éléments communiqués par le ministère de l'Éducation nationale au plus fort de la mobilisation en ce 02 octobre 2026, 1'027 établissements ont été touchés à des degrés divers sur les 3'700 lycées de France. Les autorités ont également fait état d'un maximum observé à un instant T de 222 blocages simultanés et de plus de 400 fermetures préventives décidées par les préfectures. Par ailleurs, selon les déclarations gouvernementales provisoires, le bilan faisait état de 65 personnels de l'Éducation nationale blessés depuis le début du mouvement, dont 40 proviseurs ou chefs d'établissement.
L'absence volontaire de diffusion de statistiques publiques officiellement désagrégées à ce jour — distinguant précisément les sit-ins pacifiques, les barrages filtrants, les dégradations légères et les actes criminels — empêche d'établir une proportion nationale incontestable des violences graves. Néanmoins, les données disponibles suggèrent qu'une large majorité des sites mobilisés n’a pas basculé dans l’action violente. En Île-de-France, par exemple, sur 75 lycées perturbés au début du mouvement, la Région dénombrait, selon ses propres éléments, une vingtaine de sites touchés par des saccages ou des affrontements caractérisés, soit à peine plus d'un quart. Sur les 1'207 établissements comptabilisés à ce jour, quelques dizaines seulement ont connu des violences graves, soit entre 4% et 8%, très très loin de la majorité, et pourtant c'est de ceux-là que nous parlent les médias, sans chercher à différencier ni à comprendre. Le Ministre de l'intérieur, Laurent Nunez, annonce des "violences urbaines" recensées à proximité de 158 établissements, gonflant fortement les chiffres en faisant de chaque poubelle incendiée ou de chaque jet de pierre ou de bouteille "traditionnel" dans ce genre de manifestations, une violence urbaine alors que ce sont des faits sans gravité et anodins. Quoi qu'il en soit, même pour faire plaisir au Ministre, ancien préfet de police de Paris, cela représenterait au grand maximum 13% des établissements, donc, de loin, encore pas une immense majorité comme on veut le faire croire au peuple. Aussi, en amalgamant l'ensemble de ces réalités sous le terme générique d'établissements perturbés, le dispositif médiatique et politique tend volontairement à unifier un mouvement qui est en fait profondément fragmenté.
2. Du message de fond à la gestion de l'ordre public
La diffusion en boucle de séquences spectaculaires produit un effet de focalisation qui tend à modifier la nature même du débat public. Cette dynamique s'articule autour de deux mécanismes :
- La relégation des revendications : en associant visuellement la contestation à des problématiques de délinquance, les questions de fond portées par les lycéens et les équipes éducatives – dysfonctionnements perçus de Parcoursup, justice scolaire, ou arbitrages budgétaires du Projet de Loi de Finances – tendent à être invisibilisées. Ce format contribue à faire occuper une place disproportionnée au débat sur le maintien de l'ordre au détriment de l'analyse des politiques publiques.
- L’asymétrie des temporalités politiques : cette centralité de l’urgence sécuritaire permet à l'exécutif de déployer une communication d'une extrême réactivité. Alors que des réformes de fond ou des crises structurelles complexes exigeant des audits massifs demandent de longues semaines de latence administrative (comme pour la pédophilie monstrueuse de l'affaire Lyanna qui a ébranlée la France entière, mais de loin pas le Garde des Sceaux, Gérald Darmanin, à qui il a fallu 96h pour convoquer les procureurs), la réponse pénale et réglementaire peut s'organiser en 48 heures, comme l’a illustré la rapidité avec laquelle les parquets ont été saisis par ce même Darmanin, afin de mobiliser la responsabilité civile des parents d'élèves mineurs, et ainsi racketter les Françaises et les Français afin d'essayer de limiter la dette abyssale créée par 50 ans de pouvoirs incompétents. 5'000 interpellations de jeunes, c'est du jamais vu pour une manifestation de jeunesse, même pas en Mai 1968. Nunez, Darmanin, Geffray eux l'ont fait et pourquoi ? On vous laisse réfléchir, mais prévoyant que cela ne suffirait pas, le Ministre de l'éducation, Edouard Geffray, assène à qui mieux mieux : "Les parents, très clairement doivent se mobiliser et dire à leurs enfants de ne pas aller" dans les blocages, "Maintenant ce qui compte c'est de faire en sorte que nos enfants ne soient plus dans la rue parce qu'ils sont en danger" ! Eh oui ! Des enfants qui manifestent volontairement risque de subir la violence, mais laquelle ? La violence policière ? (web) Cette approche est en tout cas une nouveauté politique et gouvernementale singulière dans l'Histoire des révoltes lycéennes et étudiantes, s'il en est, qui montre à quel point le Gouvernement Lecornu est aux abois et à peur de se voir renverser dans les prochaines semaines ou prochains mois. Mais la démagogie et le mépris affichés par ce gouvernement ne peut pas prendre. Quand Geffray affirme que la taxe pour l'inscription au BTS et aux classes prépas d'environ 200 euros "est une mesure qui, par définition, n'a pas été travailler ces 15 derniers jours", il prend vraiment les Françaises et les Français pour des imbéciles notoires. (web) Comme si les propositions inscrites dans le projet de budget 2027 présenté le 02 octobre 2026 n'étaient pas soigneusement chiffrées, étudiées, pesées par les technocrates et l'exécutif avant d'être annoncées. Les imbéciles sont clairement pas ceux auxquels pense le Gouvernment Lecornu !
- 3 mai 1968 :{C} environ 574 arrestations{C} lors de l'évacuation de la Sorbonne.
- 6 mai 1968 :{C} environ 422 interpellations{C} lors des affrontements au Quartier latin.
- 10 au 11 mai 1968 (fameuse "Nuit des barricades") :{C} environ 450 interpellations{C}.
3. De Gaulle, Mitterrand, Sarkozy : la permanence de la distance politique
Une lecture récurrente de l'histoire de la Ve République met en évidence une distance structurelle entre le pouvoir central et les mouvements de jeunesse. La rhétorique présidentielle contemporaine, à l'instar des déclarations affirmant « entendre et comprendre les colères de la jeunesse », reprend des figures de style éprouvées par les exécutifs successifs. De l'allocution radiophonique de Charles de Gaulle le 30 mai 1968 appelant à la mobilisation civique face aux troubles aux déclarations de François Mitterrand lors des mouvements lycéens de novembre 1990 affirmant « comprendre l'impatience » des jeunes tout en encadrant la réponse budgétaire, ces postures sont souvent analysées comme des outils visant à acter la réception d'une crise sans pour autant modifier les arbitrages politiques de fond.
Toutefois, les sociologues de la jeunesse observent une mutation sémantique importante depuis le début du XXIe siècle. Le virage amorcé lors des crises urbaines de 2005, caractérisé par un durcissement du vocabulaire politique à l'égard des mineurs des quartiers populaires — à l'image des déclarations de Nicolas Sarkozy sur les « racailles » —, a marqué une rupture dans le discours d'intégration républicaine. Dans certains territoires marqués par une forte précarité et un sentiment d'abandon institutionnel, l'affaiblissement des structures d'insertion traditionnelles a laissé le champ libre à des réseaux d'économie parallèle, notamment le narco-trafic.
Selon plusieurs analyses de terrain, cette situation a favorisé l'émergence d'une frange de mineurs désengagés des cadres éducatifs traditionnels. Échappant aux structures de négociation syndicale ou politique, ces groupes tendraient à percevoir les mouvements sociaux moins comme un espace de revendication idéologique que comme une opportunité de confrontation directe avec l'autorité de l'État.
4. La porosité des territoires urbains et le mirage des « sanctuaires »
Les analyses sur les plateaux de télévision expriment souvent une forme de sidération lorsque la violence touche des lycées à fort Indice de Position Sociale (IPS), situés dans des secteurs favorisés ou des centres-villes métropolitains. Cette surprise occulte la réalité géographique des métropoles françaises, caractérisée par une forte proximité spatiale entre zones de grande précarité et quartiers gentrifiés.
Qu'il s'agisse de l'Île de Nantes (faisant face au quartier de Malakoff), de la rive droite à Bordeaux ou de la banlieue ouest-parisienne (où Rueil-Malmaison jouxte Nanterre), la fluidité des réseaux de transports en commun interconnecte directement les cités populaires et les lycées de centre-ville ou des secteurs résidentiels. Lors d'une crise sociale d'envergure, ces établissements attractifs deviennent des points de convergence. Selon les notes des services de sécurité, le risque réside dans la rencontre fortuite entre une contestation lycéenne classique et l'irruption de groupes mobiles extérieurs, dont certains membres peuvent être liés à des réseaux de délinquance urbaine ou de criminalité organisée.
5. Une synergie structurelle de polarisation
En fin de compte, la répétition de ce traitement médiatique ne nécessite pas de supposer une coordination explicite ou un dessein concerté entre l'exécutif et les médias de masse. Elle relève plutôt d'une synergie structurelle d'intérêts : les chaînes d'information en continu y trouvent le spectaculaire indispensable à leurs impératifs d'audience, tandis que le gouvernement y puise la légitimité de son discours de fermeté et d'autorité.
Cette polarisation est susceptible de produire un effet politique direct à l'approche des échéances électorales. Elle tend à mobiliser le réflexe légitimiste des électorats les plus sensibles à la notion d'ordre public — notamment les seniors —, tout en isolant les oppositions qui soutiennent le mouvement social. Mais en privilégiant cette efficacité politique de court terme au détriment d'une transparence statistique et d'une écoute des fractures sociales, cette mécanique court le risque d'accentuer la défiance d'une partie de la population envers la neutralité des institutions, favorisant ainsi le basculement d'un électorat désabusé vers une abstention massive et durable.
« Macron, t’es foutu, la jeunesse est dans la rue » (slogan / 2018)
Christophe Chazalon - GEMINI
Echelle de Pilotage : EP-4
A Genève, le 02/10/2026
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CLIQUEZ sur le titre en rouge ! : nos reportages sonores par NoteBookLM
"Les vrais chiffres de la révolte lycéenne !" (18')
"La vérité sur les lycées en feu" (12')
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Quelques révoltes de la jeunesse marquantes (liste partiellement basée sur Wikipédia) :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvements_%C3%A9tudiants_en_France
- 1229 : les étudiants de l’université de Paris protestent contre l’évêque de Paris, notamment à cause d’une augmentation du prix du vin. Après plusieurs conflits, le "guet royal" — sorte de préfet de police de Paris de l’époque — aurait fait poignarder par ses hommes ou jeter dans la Seine près de 300 étudiants qui s'y sont noyés, car on n'apprenait pas à nager à l'époque.
- 1940 : manifestation de lycéens et d'étudiants à Paris contre l'occupation allemande
- 1947 : l'Union nationale des étudiants de France (UNEF) se mobilise contre le projet d'augmentation des droits d'inscription et de réduction des bourses.
- 1951 : mobilisation pour la défense des crédits de la Sécurité sociale étudiante
- 1953 : mobilisation pour des aides étudiantes plus importantes
- 1954 : grève contre les crédits budgétaires insuffisants
- 1956 : grève nationale du "déjeuner" contre l'insuffisance de participation de l'Etat dans la prise en charge des repas
- 1957 : grève nationale et manifestation à Paris pour réclamer l'allocation d'études
- 1958 : mobilisation pour des locaux et les bourses
- 1958-1961 : manifestations et affrontements violents pour s'opposer à la Guerre d'Algérie
- 1961 : grève nationale et manifestation pour obtenir les sursis étudiants au service militaire
- 1963 : réforme Fouchet visant à distinguer un cursus long d’un cursus court (mesures sélectives draconiennes), suivi d'une grève, ainsi que pour les loyers des Cités-U.
- 1965 : grèves et manifestations pour l’allocation d’études
- 1965-1968 : mouvement national des étudiants dans les Cités-U et contre la guerre du Viêt Nam. Et nouvelles grèves contre le plan Fouchet.
- mai 1968 : est-il besoin d'en parler ?
- 1970 : mouvements de gauche dans les universités. Poitiers et Nanterre sont bloquées, cette dernière connaît même des émeutes.
- 1973 : manifestations contre la loi Debré et la création du DEUG
- 1976 : grève générale contre le plan Saunier-Seité visant à une réforme sur le deuxième cycle (licence - maîtrise). Elle dure 3 mois et devient la plus longue jamais tenue en France.
- 1977 : grève contre la sélection à l'université de Vincennes. Le 23 novembre, le président est séquestré par 300 étudiants, puis molesté en tentant de s'échapper.
- 1978 : violences à Nanterre où le resto-U est pillé et le local de l'UNEF est incendié par les "autonomes".
- 1979 : réforme Veil instaurant le numerus clausus en médecine qui entraîne des manifestations.
- 1980 : période particulièrement trouble avec les manifestations contre la carte universitaire visant à limiter la création des filières, avec le décret Imbert visant les étudiants étrangers et la mort d'un émeutier de Jussieu tentant d'échapper à la charge des CRS, entraînant une grève générale des universités.
- 1983 : loi Savary et "mai 68 à l'envers" instigué par l'extrême droite dans les universités
- 1986 : le réveil étudiant contre la loi Devaquet, avec manifestations et grèves chaque semaine à Paris, rassemblant jusqu'à 1 million d'étudiants et tournant systématiquement à l'émeute, de plus en plus violentes. La Sorbonne est occupée. A la suite de son évacuation, un étudiant est tué par les policiers. Chirac renonce à sa réforme et Devaquet démissionne.
- 1990 : Jospin et le manque de moyens dans l'enseignement
- 1992 : la réforme Jospin des lycées et de l'université entraîne un clivage fort.
- 1994 : le Contrat d'insertion professionnelle (CIP) perçu comme un SMIC au rabais par la jeunesse entraînant une grève qui aboutit à l'abrogation du CIP.
- 1995-1996 : manifestations et grèves contre le rapport Laurent et la circulaire Bardet qui visait à remplacer les bourses par des prêts bancaires. Elle est retirée. Grève allant d'octobre 1995 à janvier 1996. Les étudiants embrayent contre le plan Jupé de réforme de la Sécurité sociale. Les universités sont occupées. En province, les manifestations tournent généralement à l'émeute. Le mouvement aboutit au mois de décembre à une grève générale des fonctionnaires qui dure trois semaines. Le gouvernement d'Alain Juppé est contraint d'abandonner la réforme du régime des retraites, mais refuse de céder sur la Sécurité Sociale.
- 1997 : mobilisation contre l'arrêt Bayrou
- 1998 : une dizaine d'universités se mettent en grève contre le plan U3M et la réforme Allègre de l'enseignement supérieur.
- 2001 : grèves et mouvements pour plus de moyens et contre la logique de privatisation, suivis d'une manifestation nationale devant le Ministère de l'Education.
- 2002 : plusieurs universités sont en grève.
- 2003 : manifestation nationale à Paris des MI/SE et des emplois jeunes. Grève contre le renforcement de l'autonomie des universités, parallèle à une gréve des enseignants concernant le Bac. Grève contre le projet de loi Ferry, près de 30'000 étudiants dans la rue.
- 2005 : projet de loi Fillon qui entraîne un mouvement lycéen de grande ampleur dans tout l'Hexagone.
- 2006 : le Contrat de première embauche, alias "CPE", par Dominique de Villepin, avec une soixantaine d'universités en grève, et 3 millions de jeunes dans les rues. Nombreux heurts et perturbations.
- 2018-2024 : contestation de la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE) ou Vidal, et de la plateforme Parcoursup symbole d'une sélection sociale et raciste déguisée. Ce mouvement est accompagné par des blocages de plusieurs universités ainsi que des affrontements avec les forces de l'ordre.
Quelques articles à lire :
Histoire- anonyme, "Manifestations lycéennes : 1990, 1998, 2005... Comment se sont-elles terminées ?", ouest-france.fr, 2026/10/02, en ligne web
- Florence Dartois, "1998 : tous les ministres de l'Education le savent, il faut se méfier des mouvements de grogne dans les lycées", ina.fr, 2026/09/29, online web
- Mehdi Bautier, "Histoire des plus grandes manifestations étudiantes en France", diplomeo.com, 2022/10 (mise à jour 2023/10/19), online web
- Claude Lelièvre, "Mouvement lycéen : retour sur quelques mobilisations historiques", theconversation.com, 2018/12/12, online web
- Vianney Loriquet, "Retour sur trente ans de manifestations étudiantes dans le Puy-de-Dôme", lamontagne.fr, 2018/02/03, online web
- Nicolas Carboni, "Regards croisés sur la jeunesse engagée des "années 68" (1968-1986)", Siècles : revue du centre d'histoire "espaces et cultures", n° 24 (2006), p. 75-88, online web
- anonyme, "Le 12 novembre 1990, les lycéens manifestaient", aefinfo.fr, 1998/10/19, online web
- anonyme, "Manifestation lycéenne à Paris contre le budget de l'éducation !", cinearchives.org, 1990/11/05, online web
Actualités
- Thomas Lefèvre, Isya Okoué Métogo, "Mobilisation lycéenne : le dispositif sécuritaire est totalement disproportionné", politis.fr, 2026/10/02, online web
- Virginie Fauroux, "Blocus des lycées : plus de 5'000 interpellations depuis lundi, annonce sur TF1 Laurent Nunez, soulignant une mobilisation surprenante par son ampleur", tf1info.fr, 2026/10/02, online web
- Etienne Ouvrier, "Le gouvernement doit arrêter de mépriser la jeunesse : la mobilisation lycéenne partie pour durer", ledauphine.com, 2026/10/02, online web
- anonyme, "Frais en BTS et classes prèpa : le gouvernement fait marche arrière et retire la mesure", ouest-france.fr, 2026/10/02, online web
- anonyme, "Les étudiants français rejoignent les lycéens dans leur mouvement de protestation", rts.ch, 2026/10/02, online web
- Thomas Legrand, "Interdire LFI : Bruno Retailleau dérive toujours plus loin pour se faire entendre", liberation.fr, 2026/10/01, online web
- Salomé Philipp, "La révolte lycéenne française en images", 24heures.ch, 2026/10/01, online web
- anonyme, "Pourquoi la colère des lycéens français doit inquiéter", blick.ch, 2026/10/01, online web
- INTOX gouvernementale : Loïc Besson, Ilyana Hamiti, "Colère lycéenne : l'exécutif estime que le mouvement a basculé en violences urbaines et est une manoeuvre organisée par LFI et ses proxys de l'ultragauche", bfmtv.com, 2026/10/01, online : entre pure propagande et Fake News officielles web
- anonyme, "Colère lycéenne : une centaine d'établissements font l'objet de manifestation et une vingtaine dégradés, annonce James Chéron, président de la région Île-de-France", bfmtv.com, 2026/10/01, online web
- Guillaume Dussourt, "Parcoursup est une machine à tri raciste : les étudiants rejoignent le mouvement lycéen, quelles sont leurs revendications ?", rmc.bfmtv.com, 2026/10/01, online web
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- Francesco Brienza, "De gros dealers armés d'Annemasse menacent leurs rivaux dans une vidéo", tdg.ch, 2026/09/17, online : pour l'essentiel, des mineurs ! web
- anonyme, "Prétendue drogue détenue par Rima Hassan : Laurent Nunez accusé d'avoir contribué à diffuser une fausse information", ouest-france.fr, 2026/09/16, online web
- anonyme, "Rétrogradation - Un rapport sénatorial veut supprimer le droit de tous les bacheliers à poursuivre des études", liberation.fr, 2026/09/09, online web
- Françoise Fressoz, "Présidentielle 2027 : un marigot de candidatures désespérées, de survie, de challenge ou portées par le dégagisme", lemonde.fr, 2026/06/30, online web
- Evelyne Corbière Naminzo, "Lutter contre les effets discriminatoires de Parcoursup : texte n° 447", senat.fr, 2026/03/02, online web
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- Camille Stromboni, "Parcoursup : le Défenseur des droits enquête sur des soupçons de discrimination", lemonde.fr, 2018/08/24, online web
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France / propositions pour une VIe République (2026)
Propositions pour une refonte institutionnelle et territoriale pour une VIe République simplifié, représentative et recentrée.
I. Introduction : le constat d'épuisement de la Ve République
La Ve République, conçue en 1958 pour répondre à des crises politiques et géopolitiques majeures, est aujourd'hui arrivée au bout de sa logique. Pensée pour apporter la stabilité, elle s'est progressivement transformée en un régime rigide, déconnecté des réalités citoyennes et incapable d'assurer une gestion efficiente du pays.
A. L'exigence d'une refonte constitutionnelle intégrale
Cette exigence d'une refonte constitutionnelle intégrale repose sur plusieurs constats majeurs :
- L'hyper-présidentialisation et l'hyper-centralisation du pouvoir : la pratique du pouvoir sous les présidences récentes — illustrée de manière frappante sous Emmanuel Macron — a poussé la personnalisation et la concentration des décisions à un niveau extrême. L'exécutif gouverne de manière unilatérale, reléguant le Parlement au rôle de chambre d'enregistrement et ignorant le dialogue social.
- Etienne Campion, « Désynchronisé du monde : pourquoi Macron préfère le chaos à l’effacement », marianne.net, 2025/10/07, online web
- Carine Fouteau, « Des urnes à la rue : Macron contre le peuple », mediapart.fr, 2025/09/10, online web
- Sandrine Cassini, Rachel Garrat-Valcarcel, « La gauche dénonce un déni de démocratie après le refus d’Emmanuel Macron de nommer Lucie Castets à Matignon », lemonde.fr, 2024/08/27, online web
- Patrick Weil, « La concentration des pouvoirs aux mains du président de la République asphyxie la démocratie », lemonde.fr, 2023/01/11, online web
- Laurence Benhamou, « Macron concentre les pouvoirs à l’Élysée, ébauche de macronisme », publicsenat.fr, 2017/06/29, online web
- La crise de la représentativité et le déni démocratique : le système politique actuel ne reflète plus la diversité ni la volonté du corps électoral. L'usage répété d'outils de contrainte parlementaire (comme l'article 49.3), le rejet implicite ou explicite des consultations populaires et le fossé grandissant entre les orientations de la population et les lois votées ont fracturé le pacte de confiance démocratique.
- anonyme, « La loi sur le 1er mai saute la case des débats à l’Assemblée nationale, la CGT dénonce un coup de poignard », nouvelobs.com, 2026/04/10, online web
- Mathieu Laurent, « Budget 2026 : et à la fin, c’est le 49.3 qui gagne ! », radiofrance.fr, 2026/01/19, online web
- Romain Métairie, « Alpes – Un déni démocratique : la France va devoir justifier l’absence de débat public autour des JO 2030 », liberation.fr, 2025/11/20, online web
- Baptiste Farge, « Le jour où Emmanuel Macron a pris la décision d’activer le 49,3 pour faire passer la réforme des retraites », bfmtv.com, 2023/06/13, online web
- Gaspard d’Allens, Nicolas Boeuf, Léa Dang, « Convention pour le climat : seules 10 % des propositions ont été reprises par le gouvernement », reporterre.net, 2021/03/31, online web
- La professionnalisation et l'élitisme politiques : la gestion des affaires publiques est devenue le monopole d'une caste de politicien.ne.s de carrière, souvent déconnecté.e.s du quotidien des citoyen.ne.s et du monde du travail. Cette déconnexion favorise la preservation d'intérêts de corps, le cumul de mandats dans le temps et des comportements perçus comme des privilèges injustifiés.
- Jean Leymarie, « Cumul des mandats : les députés sont-ils déconnectés ? », radiofrance.fr, 2023/04/10, online web
- Timothée Vilars, « Présidentielle : les 11 candidats cumulent 348 ans de mandats politiques », nouvelobs.com, 2017/03/26, online web
- Julien Boelaert, Sébastien Michon, Étienne Ollion, Métier député : enquête sur la professionalisation de la politique en France, Paris : Raisons d’agir éditions, 2017/01, 147 p. web
- Frédéric Mouchon, « Vincent Tiberj : ils dénoncent la déconnexion des politiques », leparisien.fr, 2016/04/09, online web
- Anne Chemin, « Cumul, carriérisme. La professionnalisation des politiques, un verrou français », lemonde.fr, 2016/02/18, online web
- anonyme, « L’élu le plus cumulard de France totalise 26 mandats et fonctions », franceinfo.fr, 2013/09/10, online web
- La faillite budgétaire et la lourdeur du « millefeuille » : la multiplication incontrôlée des strates administratives (Régions, Départements, Intercommunalités, Cantons, Syndicats) génère une superposition de compétences, des doublons coûteux et une opacité totale pour le contribuable. Alors que la dette publique atteint des niveaux critiques, ce gaspillage de structures pénalise directement l'investissement public et le pouvoir d'achat.
- Dominique Seux, « Budget : un pognon (et un plantage) de dingue », lesechos.fr, 2026/09/16, online web
- Maxime Viémont, Gaspard de Monclin, « 50 ans de déficits : la France au pied du mur de la dette », lerevenu.com, 2026/06/22, online web
- anonyme, « État, départements, communes… Le millefeuille administratif coûte au moins 7,5 milliards d’euros par an aux contribuables », lefigaro.fr, 2024/05/29, online web
- Vincent Drezet, Aurélie Trouvé, Éric Berr, « Main basse sur la Sécu, augmentation de la TVA : le prétexte de la dette », institutlaboetie.fr, 2024/04/05, online web
- Patrick Artus, « De Giscard à Macron, 50 ans d’explosion de la dette », lepoint.fr, 2023/12/09, online web
- Sophie Levy Ayoun, « L’État non plus ne paie pas ses cotisations sociales ! », capital.fr, 2018.02/07, online web
Face à ce blocage systémique, les simples aménagements de surface ne suffisent plus. Il est devenu indispensable de solder l'héritage de la Ve République pour bâtir une VIe République : une république plus sobre, directement représentative, fondée sur la rationalisation administrative, la démocratie directe (RIC) et la réappropriation du pouvoir par les citoyens. Le retour à une République du simple « bon sens » !
B. Transition : principes fondateurs de la refonte constitutionnelle
Pour répondre à cette crise profonde de confiance et de gestion, la VIe République ne doit pas s'appuyer sur de simples ajustements cosmétiques. Elle doit refonder en profondeur le pacte républicain autour de trois piliers indissociables :
- La fin de la démocratie confisquée par les élus de carrière
- Suppression du Sénat : il faut en effet remplacer le bicamérisme coûteux du Parlement actuel par une Assemblée nationale unique à 436 membres, combinant 75 % d'élus à la proportionnelle et 25 % de citoyens tirés au sort.
- Limitation stricte des mandats : il faut instaurer tout à la fois le non-cumul dans le temps, l’interdiction des cumuls de fonctions et l’alignement de l'âge plafond d'exercice sur l'âge légal de la retraite pour garantir le renouvellement de la représentation nationale.
- Démocratie directe continue : il faut instaurer (sur le modèle Suisse ?), le Référendum d'Initiative Citoyenne (RIC) révocatoire, législatif et abrogatoire, et ceci à dates fixes, groupées, pour redonner le dernier mot au peuple.
- La fin du "millefeuille" administratif et du gaspillage public
- Suppression des régions, des cantons et des syndicats mixtes : il faut une simplification radicale autour d'une architecture à seulement trois niveaux (État – Département – Commune), générant entre 2 et 3,3 milliards d'euros d'économies de gestion par an.
- Le Département comme pivot unique de proximité : il faut établir une récupération de l'ensemble des compétences régionales et syndicales (lycées, transports, eau, déchets, environnement) sous la gouvernance d'un Conseil départemental renouvelé (élu.e.s + 25 % de citoyen.ne.s tiré.e.s au sort).
- La simplification radicale de la loi et la fin de l'inflation normative
- Assainissement du droit : pour mettre fin à la jungle législative que plus personne ne comprend ni ne respecte, la Constitution imposera le principe de la réécriture à droit constant et de la codification obligatoire.
- Regard critique sur l'accumulation des lois : toute création d'un nouveau texte devra s'accompagner de l'abrogation ou de la fusion des normes existantes sur le même sujet, afin de raccourcir les codes, garantir que « nul n'ignore la loi » et redonner tout son sens au travail parlementaire. Une loi simple et large vaut mieux que 10 lois créées sous la pression médiatique du jour.
Développons maintenant quelques uns de ces points, avant de voir les autres propositions pour une VIe République.
II. Une refonte en profondeur du système actuel
A. La Réforme de l'Assemblée unique (ou la fin du bicamérisme) et le non cumul des mandats
Selon l'article 24 de la Constitution, le Sénat « assure la représentation des collectivités territoriales de la République ». Il sert de relais institutionnel pour les maires et les élus locaux face au pouvoir central. Aussi a-t-il été conçu comme un contrepoids à l’Assemblée nationale plus représentative des milieux urbains. Il est aussi nécessaire pour modifier la Constitution. Toutefois, aujourd’hui il apparaît comme obsolète, coûteux et propice à la retraite des politicien.ne.s qui privilégient pour cela un réseautage discutable en démocratie.
Dans une VIe République, tout en tenant compte des conséquences qui en découlent, le Sénat doit être supprimé pour mettre fin à la redondance législative, aux coûts de fonctionnement et au risque de corporatisme. Le pouvoir législatif repose dès lors sur une Assemblée nationale unique réorganisée, avec un contre-pouvoir populaire.
- Taille de l'Assemblée : 436 membres (soit une réduction de plus de moitié par rapport aux 925 parlementaires actuels).
- Composition mixte (75 % / 25 %) :
- 327 député.e.s élu.e.s (75 %) : élu.e.s au scrutin de liste proportionnel dans le cadre du département, au prorata strict de la population (environ 1 siège pour 156’000 habitant.e.s).
- 109 citoyen.e.s tirés au sort (25 %) : issus des listes électorales nationales/départementales. Pour les 109 citoyen.e.s tirés au sort, on applique un quota géographique ou sociologique. Même si la majorité des élus vient des villes, le contingent citoyen garantit la présence d'habitant.e.s de communes rurales, de travailleurs/euses modestes ou de jeunes dans l'hémicycle.
- Règles d'exercice du mandat :
- Non-cumul strict des mandats dans le temps, soit maximum 2 mandats consécutifs.
- Limite d'âge alignée sur le régime général de la retraite (ex. 64-65 ans) : impossibilité de se présenter si le mandat dépasse cet âge, ou fin automatique du mandat à la date anniversaire ("you're fired"), entraînant le remplacement par le suivant de liste ou par une élection anticipée. Il est inacceptable que le peuple ait une retraite obligatoire à 64 ans et pas les politicien.ne.s. Comment accepté qu’un Gérard Larcher, né en 1949, donc âgé de 77 ans, puisse briguer en 2026 un septième mandat en tant que sénateur (il a été élu la première fois en 1986) et sixième mandat au poste de président du Sénat (2008-2011/2014-2026). Quelle vision de l’avenir peut-il avoir ? Les autres Françaises et Français seraient-ielles tou.te.s incompétent.e.s pour ce poste ? Dans les faits, personne n’est irremplaçable, surtout pas en politique.
- Le tirage au sort vérifiable : pour garantir un aléatoire vrai (TRNG) et incontestable, le tirage combine la mécanique quantique/physique (mesure de bruit électronique ou désintégration) et un code open source vérifiable par tout citoyen.ne. Cela donnerait cette structure :
- La stratification (algorithme public) : un code source ouvert (open source) filtre le fichier électoral pour garantir la représentativité (âge, sexe, catégorie socio-professionnelle, département).
- L'injection de la graine physique : au lieu de laisser l'ordinateur choisir la graine de départ, celle-ci est générée en direct devant témoins par un phénomène physique (ex. le résultat de 10 dés lancés en public ou un générateur quantique).
- La vérifiabilité : n'importe quel.le citoyen.ne ou informaticien-ne peut re-exécuter le code avec la même graine publique pour vérifier qu'ielle obtient exactement la même liste de personnes tirées au sort, sans manipulation possible.
B. Démocratie directe et équilibre des pouvoirs
L’absence de Sénat nécessite un rééquilibrage. Les contre-pouvoirs sont dès lors transférés directement aux citoyen.ne.s et au strict respect de la Constitution.
- Le Référendum d'Initiative Citoyenne (RIC) :
- Types : législatif, abrogatoire et révocatoire (possibilité de destituer un.e élu.e ou d'exiger la dissolution de l'Assemblée). C’est le peuple qui décide non le Président de la République, à moins qu’il y ait blocage.
- Organisation économique : votations à dates fixes, d’un ou plusieurs sujets groupés (sur le modèle suisse), 2 à 4 fois par an pour mutualiser les coûts.
- L'Exécutif : quels rôles ?
- Président de la République : rôle recentré sur le régalien international, la défense et le respect de la Constitution. Il ne dispose plus du droit de dissolution discrétionnaire.
- Gouvernement : dirigé par le Premier ministre, responsable uniquement devant l'Assemblée unique.
- Renversement encadré : l'Assemblée peut renverser le gouvernement via une motion de censure constructive (obligation de voter simultanément pour un successeur pour éviter la vacance du pouvoir).
C. Le "Millefeuille" territorial : architecture à 3 niveaux
Le "millefeuille" administratif est réduit à trois échelons stricts : l'État, le département et la commune. Depuis septembre 2025, le Parlement réfléchit à la simplification en visant une collectivité territoriale unique (web). De ci de là, certains pensent que les régions devraient être maintenue au détriment des départements. Ce sont des technocrates ou des « penseurs » ou « penseuses » parisien.ne.s ou plus encore étranger.e.s (web), tous très décrié.e.s par le monde agricole; les entrepreneurs/euses et le peuple. En effet leur concept est simple : plus la collectivité territoriale est grande, plus elle est facile à diriger. Ce qui, pour le commun des mortels, pourrait se traduire par : plus le budget est important, plus il est facile de le gaspiller sans que personne n’y voit rien. C’est exactement ce que font les gouvernements français depuis le dernier budget à l’équilibre en 1974. En parlant en milliards, ielles rendent la compréhension des chiffres encore plus floue. Les politicien.ne.s d’un exécutif ou du législatif ne devraient parler qu’en millions. Que représente un milliard pour un.e individu lambda ? Rien. Par contre, 1’000 millions d’euros est déjà plus clair. Cette somme est tout juste colossale. L’individu lambda peut imaginer ce que représente un million (prix d’une belle maison par exemple) car ielle peut gagner cette somme à la loterie. Un milliard, c'est au dessus de ces rêves.
L’idée est ici fort simple : poser la question « Les citoyen.ne.s s’identifient-ielles à ce collectivité territoriale ? ».
- L’État : oui ! On est Française ou Français, patriote et généralement fier de l’être. Les grands événements sportifs en offre une démonstration probante. Les guerres aussi.
- Les régions : non ! Personne ne se dit « moi, je suis de la région Grand Est » ou « moi, je suis habitant.e d’Auvergne-Rhône-Alpes ». C’est un concept purement administratif, dont aucun.e citoyen.ne n’en à rien à fiche. Seul.e.s les énarques et diplômé.e.s de Science Po, technocrates de la Haute fonction publique, carriéristes absolu.e.s s’y intéresse pour leur propre intérêt ou les technocrates de institutions mondiales (OCDE, FMI, BM), destructrices néo-libérales. Et pous cause, en France, quand on est président.e de région, on a un accès favorisé au poste de papable pour l'élection de président.e de la République. On peut créé un réseau plus dense et donc favoriser un soutien plus large des entrepreneurs/euses, des personnalités, des groupes influents des plus divers.
- Les départements : oui ! C'est une question d'identité extrêmement forte pour les Français.es. On est Ardéchois.e, Vendéen.ne ou Savoyard.e. On se reconnaît dans la culture du département qui correspond souvent aux anciennes régions historiques. Aussi, l’identification au département est-elle très ancrée dans les mentalités des citoyen.ne.s de France.
- Les communautés ou les agglomérations de commune : non ! Tout comme les régions, c’est une idée purement technocratique (voir l'article sur l'OCDE proposé pour les régions). Il s’agit juste de la volonté des hauts fonctionnaires de gérer un plus gros budget pour - excuse des plus bidons possibles - faire des économies, tout le contraire de la réalité, comme l'histoire du XXIe siècle le montre. En fait, la présidence Macron aimerait de tout son coeur voir la suppression des communes et un pilotage maximal des collectivités territoriales d’un département par la Préfecture. Or, ce serait une catastrophe, une idiotie purement technocratique, un gâchis sans nom. La population y est d’ailleurs fortement opposée. Mais cela n’empêche pas Macron d’accorder toujours plus de pouvoir aux préfet.e.s (généralement des énarques comme lui) au détriment des communes. Une honte et une catastrophe administrative, car les Préfectures, comme le démontre les 3 derniers rapports annuels du Défenseur des droits, se sont montrées et se montre toujours plus incompétentes et défaillantes en la matière. Plus les compétences augmentent, plus elles entraînent une augmentation exponentielle des nuisances administratives vis-à-vis de la population (citoyen.ne.s ou immigré.e.s en situation régulière).
- Anne Fauquembergue, "Face à l'explosion des contentieux administratifs, le Conseil d'Etat débloque six millions d'euros pour développer des outils d'intelligence artificielle", franceinfo.fr, 2026/09/10, online web
- anonyme, "Les tribunaux administratifs pris d'assaut", jss.fr, 2025/05/26, online (web)
- Les communes : oui ! D’ailleurs les maires sont les seul.e.s politicien.ne.s encore plébiscité.e.s par la population. Les habitant.e.s aiment leur commune qu’il s’agisse de leur commune de naissance ou de leur commune d’adoption. L’identification est extrêmement forte et cela dans la majorité des 34’500 communes de France. Cela n’empêche pas, encore une fois, Macron et ses technocrates de forcer les fusions de communes afin de « faire des économies ».
1. Ce qui doit être supprimé
- Les régions : suppression des conseils régionaux, des présidents de région et des doublons d'agences.
- Les cantons : suppression du découpage cantonal (qui ne servait qu'à l'élection départementale).
- Les syndicats mixtes et structures secondaires : les compétences techniques dispersées (gestion de l’eau, des déchets, des transports) sont réintégrées directement au sein du Département.
2. Répartition stricte des compétences (fin de la clause générale de compétence) :
- L'État central : Justice, Défense, Police/Gendarmerie, Diplomatie, Éducation nationale (programmes/enseignants), Santé (hôpitaux), Infrastructures nationales (TGV, autoroutes) et régulation fiscale.
- Le Département (pivot unique de proximité) : action sociale intégrée (RSA, dépendance, handicap), gestion matérielle des collèges et des lycées, transports interurbains/ex-TER, voirie, eau, assainissement, déchets, protection de l'environnement et sapeurs-pompiers (SDIS).
- La Commune : état civil, écoles maternelles et élémentaires, crèches, police municipale de proximité et permis de construire.
3. Démocratie départementale
Dans ce cadre, il est vrai que les départements deviendraient des « super-départements » dont les prérogatives seraient nombreuses et peut-être trop importantes. Mais, dans les faits, ils absorberaient une partie du personnel des collectivités territoriales supprimées. Et donc, la partie non absorbée constituerait l’économie nécessaire à l’assainissement de la dette publique. Moins de personnels, moins de locaux, moins de va-et-vient bureaucratique des requêtes ou des formulaires sont autant de gains financiers sur la dette des collectivités et de l'Etat.
Pour être plus précis, les agent.e.s administratifs de catégorie B et C (exécution) seront automatiquement transférés aux Départements ou aux Communes pour combler le manque de personnel de proximité. Mais les postes de haute direction doublonnés (cabinets, états-majors, haut.e.s fonctionnaires) seront supprimés ou non remplacés à la retraite, ce qui occasionnera, dès lors, un accroissement de moyens financiers vis-à-vis de la dépense publique antérieure.
Le Conseil départemental sera élu au scrutin de liste sur l'ensemble du département (sans cantons), complété par 25 % de citoyens tirés au sort à l'échelle locale. C’est le même mode de scrutin que pour les députés qui a plusieurs avantages :
- Clarté pour l'électeur : les citoyen.ne.s votent selon la même logique simple lors des élections nationales et locales. Plus de charcutage cantonal ou de modes de scrutin complexes à assimiler.
- Respect de la représentativité : dans les deux cas, la proportionnelle garantit que toutes les forces politiques sont représentées, tandis que le contingent de citoyen.ne.s tiré.e.s au sort apporte un regard non partisan.
- La différence clé reste l'objet du mandat :
- Les Député.e.s vote la loi nationale, le budget de l'État et contrôle le Gouvernement.
- Les Conseiller.e.s départementaux/ales vote le budget local, gère les services publics de proximité (collèges, lycées, eau, déchets, routes) et applique la loi sur son territoire.
D. Bilan financier et impact économique
Ces mesures auront un impact clair sur les finances publiques et sur le dynamisme économique du pays.
- Économies de structure globales : la suppression des assemblées régionales, des syndicats et la fin des doublons administratifs génèrent une économie de gestion estimée à 2’000 à 3’300 millions d'euros par an.
- Impact sur les impôts locaux : réduction mécanique de la fiscalité locale (taxe foncière, TEOM) ou désendettement massif des collectivités grâce à la baisse des frais de structure.
- Impact sur les charges patronales : aucun effet direct (les charges sociales financent la Sécurité sociale et non les collectivités). En revanche, l'État dispose de marges de manœuvre budgétaires pour baisser les impôts de production pesant sur les entreprises.
III. Conditionnement de la création d’une nouvelle loi.
Le Code civil de 1804 comptait environ 2'200 articles. L'empilement technocratique en accumule aujourd'hui plus de 110'000 à travers des dizaines de codes. Cette surproduction rend le principe « nul n'est censé ignorer la loi » impraticable pour les citoyen.ne.s comme pour les entreprises, tout en alimentant un sentiment d'insécurité juridique permanente.
Chaque fait divers ne doit plus donner lieu à une loi de circonstance votée dans l'urgence. La VIe République met fin à la frénésie législative par l'application stricte de trois verrous constitutionnels
A. L'obligation de remplacement et de dépoussiérage
Pour éviter l'accumulation de « couches de peinture » législatives, le Parlement ne rajoute plus de texte sur l'existant :
- La réécriture à droit constant : tout nouveau projet ou proposition de loi sur un sujet donné doit abroger et remplacer intégralement le chapitre ou la section concernée dans le code. On n'amende pas un texte obscur : on réécrit le chapitre de manière claire, synthétique et accessible.
- Le nettoyage préalable obligatoire : pour chaque texte présenté, la commission parlementaire a l'obligation légale de recenser et d'abroger formellement tous les articles, décrets et lois antérieurs devenus obsolètes, caducs ou inapplicables dans le domaine concerné. Le volume global du code visé doit diminuer ou rester stable après le vote.
B. L'évaluation et la caducité automatique (Sunset Clauses)
Les lois ne sont plus votées pour l'éternité sans contrôle de leur efficacité réelle :
- Durée de vie limitée : toute loi à caractère économique, social ou administratif est assortie d'une clause d'expiration automatique à 5 ans ou 10 ans.
- Renouvellement sur preuve : à l'échéance, la loi ne reste en vigueur que si l'Assemblée unique vote son renouvellement sur la base d'un rapport d'évaluation d'impact objectif. Si la loi n'a pas atteint ses objectifs ou s'est révélée inutilement complexe, elle disparaît automatiquement de l'arsenal juridique sans intervention nécessaire.
C. La responsabilité des parlementaires devant la lisibilité du droit
- Consolidations simplifiées : l'Assemblée unique consacre au moins deux sessions mensuelles au travail d'épuration du droit national, en supprimant les régimes dérogatoires inutiles et les empilements de normes contradictoires.
- Sobriété rédactionnelle : les textes de loi sont rédigés dans un langage clair et direct. Les renvois en cascade à d'autres articles de codes secondaires sont proscrits afin de rendre le droit immédiatement compréhensible par tout.e citoyen.ne.
IV. Diminution progressive des charges sociales (patronales et salariales)
Cette proposition de transition progressive associée à un changement de modèle pour la retraite permet de traiter directement le choc budgétaire et de répondre aux évolutions démographiques et technologiques (allongement de l'espérance de vie, essor de l'IA).
A. La baisse progressive des cotisations (10 % → 15 % → 25 % → 50 %)
Plutôt qu'un choc brutal de 250'000 millions d'euros, une baissée étalée dans le temps permet de tester l'impact réel sur l'économie et d'adapter le budget :
- La phase d'amorçage (10 % à 15 %) : l'économie de structure de la VIe République (2'000 à 3'300 millions d'euros économisés sur le "millefeuille" territorial et la suppression du Sénat) couplée à un gain de croissance immédiat permet d'absorber les premiers paliers sans creuser la dette.
- L'effet d'entraînement : la baisse du coût du travail redonne de la compétitivité aux PME et augmente le salaire net. L'augmentation de la consommation (recettes de TVA) et la baisse du chômage (moins de dépenses d'indemnisation) réinjectent progressivement des recettes dans les caisses de l'État.
B. La bascule générationnelle vers le modèle suisse à 3 piliers
Pour maintenir les retraites de l'ancien système tout en baissant les cotisations des nouveaux entrants, la clé est la clauses de grand-père (grandfather clause) :
- L'ancien régime est sanctuarisé : les retraités actuels et les actifs déjà engagés dans le système conservent leurs droits acquis à 100 % sur la base du système par répartition traditionnel.
- Le nouveau régime (Les nouveaux entrants sur le marché du travail) :
- 1er pilier (Paiement par répartition / Caisse unique de base) : une pension de base minimale, garantie à tous et financée par une cotisation sociale modérée, pour éradiquer la pauvreté des seniors.
- 2e pilier (Prévoyance professionnelle / Capitalisation collective obligatoire) : géré conjointement par les entreprises et les salarié.e.s, placé sur des fonds sécurisés à long terme pour générer du rendement.
- 3e pilier (Épargne individuelle facultative) : encourage l'épargne personnelle grâce à des exonérations fiscales.
C. Les facteurs d'ajustement : IA et Espérance de vie
Cette bascule tient compte de deux mutations fondamentales :
- L'impact de l'Intelligence Artificielle : l'IA va profondément accroître la productivité. En libérant du temps et en générant de nouvelles marges pour les entreprises, elle permet de financer la transition vers la capitalisation (2e pilier) sans peser uniquement sur la masse salariale brute.
- L'allongement de la durée de vie en bonne santé : la transition vers un modèle mixte (base + capitalisation) offre de la flexibilité : chacun peut moduler son départ à la retraite ou son temps de travail en fonction de son capital accumulé dans son 2e et 3e pilier, sans bloquer tout le système national.
V. Pour une administration de service et de confiance : en finir avec le cauchemar bureaucratique
Le constat, pour le quotidien de millions d'usagers, en France, aujourd’hui, est que la dématérialisation à outrance a créé une véritable « forteresse numérique » où l'administration est devenue inaccessible. Le rejet implicite au bout de 2 à 4 mois d'incurie (le silence valant décision implicite) et la disparition des guichets physiques bloquent toute possibilité de recours direct.
Le système proposé au Cabo-Verde — directement hérité du Livro de Reclamações obligatoire au Portugal, que l’on retrouve dans les pays de la CPLP ou même en Serbie — est un outil de responsabilisation redoutable qui manque cruellement au droit administratif français.
A. Comment fonctionne le « Livro de Reclamações » (Cahier de Réclamations) ?
Ce n'est pas un simple registre de doléances ou une boîte à idées. C'est un document officiel, côté et paraphé par une autorité d'inspection, à feuillets autocopiants (souvent en 3 exemplaires) :
- Obligation de mise à disposition immédiate : le cahier doit être physiquement accessible à l'accueil sous peine de sanction pénale ou administrative lourde pour refus de guichet.
- Circuit du document :
- Feuillet 1 (Original) : envoyé obligatoirement dans les 48h à l'entité de régulation/audit externe (ex. l'Inspection Générale de l'Administration).
- Feuillet 2 : conservé par l'usager comme preuve juridique horodatée de son dépôt.
- Feuillet 3 : reste dans le cahier pour l'établissement.
- Le délai contraint : l'administration a l'obligation légale de traiter l'incident et de répondre formellement à l'usager sous un délai strict (ex. 10 à 15 jours).
- anonyme, "Délais moyens d'instruction", rhone.gouv.fr, 2026, online web
- anonyme, "2026 : quels sont les délais des préfectures française pour la délivrance de titre de séjour", mhk-avocats.com, 2025/09/18 web
- Aurélien Le Coq (député LFI), "Question écrite n° 1165 : délais de traitement en préfecture du renouvellement des titres de séjour", questions.assemblée-nationale.fr, 2024/10/22 (renouvelée 2025/03/25), online : le ministre de l'intérieur botte en touche, s'exprime sur les premières demandes, énonce une multitude d'excuses typiquement bureaucratiques et prend le cas très favorable du département du Nord ; une réponse de Normand donc ! web
- Colleen Mcbride, "Combien de temps prend le traitement de renouvellement", poledemarches.fr, 2024/10/24, online web
B. Adaptation du modèle pour la VIe République française
Pour briser la déconnexion préfectorale et l'anonymat des agents, ce système doit s'inscrire dans la refonte de ce projet avec trois verrous fondamentaux :
- La fin du silence administratif valant rejet
- Inversion de la règle : si l'administration n'a pas répondu dans le délai contraint de 10 jours via le Cahier de réclamations, la demande de l'usager est automatiquement réputée accordée (accord implicite) ou transférée d'office au tribunal administratif aux frais de l'administration.
- La responsabilité individuelle des agents et directeurs
- Obligation de signature et d'identification : fin de l'anonymat des décisions numériques ou papier. Chaque dossier traité doit comporter le nom et le matricule de l'agent instructeur (selon la loi en vigueur déjà actuellement (loi n° 2025-532 du 13 juin 2025 - art. 12 / web), mais non mise en pratique, car toutes les administrations publiques françaises actuellement considèrent TOUS LES USAGERS comme des TERRORISTES ou des agresseurs potentiels).
- Le système de sanctions ciblées :
- Pour l'agent : en cas d'incurie manifeste ou d'impolitesse caractérisée consignée dans le cahier, inscription au dossier disciplinaire.
- Pour la direction (Préfets, Directeurs généraux) : si un service accumule un taux anormal de réclamations non traitées ou fondées lors de l'audit annuel, la prime de direction est supprimée et, au deuxième blâme, un.e haut.e fonctionnaire peut être révoqué.e de son poste pour faute de gestion.
- L'accessibilité physique et numérique
- Guichet d'accès obligatoire : interdiction d'exiger un RDV en ligne préalable pour simplement accéder au cahier de réclamations. L'accès physique à l'accueil de toute préfecture, mairie ou service public devient un droit constitutionnel.
- Double numérique : le cahier physique est doublé d'une plateforme en ligne nationale, publique et transparente, où les statistiques de réclamations par administrations publiques et par communes ou département sont affichées en temps réel.
VI. Pour une administration ultra-simplifiée et efficace
L'instauration du Cahier de réclamations traite le symptôme du blocage ; mais pour guérir le mal à la racine, il faut attaquer l'hypertrophie documentaire elle-même. Les agents de terrain — infirmiers, policiers, pompiers, enseignants —, passent aujourd'hui jusqu'à 30 % à 40 % de leur temps de travail à remplir des formulaires à satisfaire des exigences administratives internes au lieu d'exercer leur cœur de métier. Il en va de même des agriculteurs, des patrons de PME ou des auto-entrepreneurs.
Dans ce projet de VIe République, le basculement est clair : rediriger massivement les ressources des bureaux vers le terrain et appliquer un principe d'ergonomie administrative absolue.
A. Le principe du « Dites-le-nous une seule fois » (Once-Only Principle)
L'absurdité des redemandes d'informations s'explique par le fait que chaque administration fonctionne en silo fermé. La VIe République doit inscrire dans la Constitution LE PRINCIPE STRICT SELON LEQUEL L'ADMINISTRATION N'A PLUS LE DROIT DE DEMANDER UNE INFORMATION QU'UN AUTRE SERVICE PUBLIC POSSEDE DEJA.
- Pour le citoyen (Numéro de Sécurité Sociale unique) : le numéro de Sécurité sociale devient l'identifiant unique pour l'ensemble de la sphère sociale et éducative. Lors, par exemple, de la réinscription d'un élève de 6e en 5e ou de 1re en terminale, dans un même établissement, la famille ne doit plus remplir 5 formulaires papier. Elle reçoit dès lors une notification (numérique ou postale) pré-remplie, clique sur « Valider les données » ou indique uniquement ce qui a changé (ex. changement de numéro de téléphone).
- Pour les entreprises (Le SIRET comme clé unique) : saisir un numéro SIRET doit suffire à auto-compléter l'intégralité des données légales (nom, siège, dirigeants, Kbis). L'administration interroge directement le registre national des entreprises au lieu de faire travailler le chef d'entreprise ou son comptable.
- Pour les résidents étrangers : les documents pérennes (acte de naissance traduit, diplômes de base) sont stockés une fois pour toutes dans un coffre-fort numérique d'État sécurisé lors de la première arrivée. Lors du renouvellement d'un titre, seuls les éléments actualisés (justificatif de domicile récent, ressources) peuvent être demandés. Quant au "coffre-fort", il sera sur-sécurisé pour éviter les attaques des hackers sous la coupole d'une seule institution; ce qui évitera les piratages de données comme celles vécues ces derniers mois par Bercy (les impôts) ou l'ANTS (les pièces d'identité sécurisées). Une honte publique pour la France s'il en est.
- Mohamed Ali Ksouri, "Cyberattaques en France en 2026 : la liste complète à jour", i-leadconsulting.com, 2026/04/26, online : "Plus de 320 collectivités françaises ont été victimes de cyberattaques significatives depuis le début de 2026 selon les analyses de RM3A" web
B. La grande bascule : des bureaux vers le terrain
L'élimination des doublons territoriaux (Régions, Cantons, Syndicats) et la simplification des formulaires libèrent immédiatement de la masse salariale et du temps de travail. Un gain gigantesque qui se répercutera aussi bien sur les Finances publiques de toutes les collectivités territoriales et de l'Etat, mais aussi des entreprises qu'il s'agisse de PME ou d'entreprises du CAC40.
VII. Pour une administration qui travaille intelligemment
Les demandes de l’administration touchant au mariage des immigrant.e.s en situation légale ou en cours de régularisation est symptomatique de la « stupidité » (telle que décrite par David Graeber) et de la violence bureaucratique à l’égard des individus. Plus exactement, l’obligation de fournir un certificat de coutume ou un certificat de célibat est l'exemple parfait du dédouanement systématique de l'administration française sur l'usager.
Plutôt que d'assumer le travail d'ingénierie juridique, l'État français fait reposer sur chaque individu — à ses frais (traductions assermentées, légalisations, démarches auprès des consulats) — le soin de prouver la loi étrangère.
A. Pourquoi le système actuel est aberrant
- Un doublon multiplié par des milliers d'usagers : les règles du droit de la famille de ces environ 200 pays ne changent pas tous les jours. Demandé individuellement à chaque ressortissant.e, ce processus génère un coût financier absurde, des mois de délais injustifiés et engorge inutilement les consulats et ambassades étrangères.
- Le mépris administratif "colonialiste" et l'externalisation de la charge : en exigeant un document taillé sur mesure pour la bureaucratie française, l'État impose indirectement ses normes aux services d'état civil d'autres pays souverains, qui ignorent bien souvent ce qu'est un « certificat de coutume ». L’administration française se croit dès lors supérieure aux administrations publiques des autres pays. Elle leur impose de fournir des documents qui généralement n’existent pas sur leur propre territoire, dans leur propre système administratif. Qui est-elle donc pour réclamer ce qui n'existe pas ? Qui se croit-elle pour imposer de telles demandes ? Pourquoi les administrations publiques étrangères devraient-elles répondre positivement à ces requêtes ? De quel droit ? Il ne faut pas chercher bien loin : encore une de ces idées de génie des « penseurs/euses » parisien.ne.s ou technocrates énarquien.ne.s.
- L'absence d'harmonisation : même au sein d'une même mairie ou préfecture en France, deux agents n'ont parfois pas la même exigence sur la validité ou le format des documents, laissant le/la citoyen.ne ou son/sa conjoint.e dans un arbitraire total. Pour preuve, dans le cadre des titres de séjour, le Conseil d'Etat à imposer au printemps 2026 à l'Etat l'interdiction de demander des documents aux étranger.e.s qui ne figurent pas dans la liste officielle. Ce qui décrit bien les abus pratiqués par les préfectures en la matière, à savoir demander des documents inutiles pour embêter les étranger.e.s ou freiner leur demande.
B. La solution dans la VIe République : la Banque Nationale du Droit Comparé
Dans le cadre du principe « L'administration travaille, pas l'usager », la gestion du droit étranger pour l'état civil (mariage, PACS, filiation) doit être totalement inversée :
- Constitution d'un registre centralisé d'État : c'est au ministère des Affaires étrangères et au ministère de la Justice d'établir, de mettre à jour et de traduire une fois pour toutes la fiche juridique relative au droit du mariage de chaque pays.
- Cette base de données nationale est directement accessible à l'ensemble des mairies de France.
- Lorsqu'un ressortissant étranger veut se marier, l'officier d'état civil de la commune consulte la fiche du pays concerné sur son écran. L'usager n'a plus à fournir de certificat de coutume.
- La simplification du certificat de célibat
- Si le pays d'origine délivre un extrait d'état civil indiquant la situation matrimoniale (ou si le registre centralisé indique la procédure de vérification), une simple déclaration sur l'honneur signée par l'usager, assortie de sanctions pénales en cas de fausse déclaration (bigamie), suffit.
- Pour les documents d'état civil de base (acte de naissance), le principe du coffre-fort numérique d'État s'applique : le document traduit une première fois lors de l'entrée sur le territoire ou du premier titre de séjour est conservé de manière permanente et réutilisable pour toutes les démarches ultérieures (mariage, renouvellement, nationalité).
C. Les trois principes de la relation usager-administration dans la VIe République
Ce cas concret vient sceller la nouvelle doctrine de la fonction publique :
- La présomption de bonne foi de l'usager : on ne traite plus chaque citoyen.ne ou étranger.e comme un.e fraudeur/euse potentiel.le en lui imposant un parcours du combattant documentaire. Les contrôles se font a posteriori, pas par l'entrave préalable.
- L'interdiction du transfert de charge : si l'administration a besoin d'une information juridique ou administrative générale, c'est à elle de se la procurer, pas à l'usager de financer sa recherche.
- Le guichet unique responsable : l'agent municipal.e ou préfectoral.e a face à lui un usager, pas un ennemi. L'accès aux services publics et la simplification des formulaires deviennent des droits fondamentaux contrôlés par le Cahier de Réclamations obligatoire.
VII. Quatres autres chantiers majeurs, en bref, proposés par GEMINI pour compléter ce tableau
Les propositions précédentes sont de notre fait. Mais nous avons questionné GEMINI pour aller plus loin, pour savoir comment ce projet pourrait être plus complet. Il a donc proposé ces points.
A. La Justice et la séparation des pouvoirs
Actuellement, le projet traite du pouvoir législatif (Assemblée unique) et de l'exécutif. Pour boucler la réforme institutionnelle, il manque le volet judiciaire :
- Indépendance réelle du Parquet : couper le lien de subordination hiérarchique entre le ministère de la Justice et les procureurs pour garantir des poursuites indépendantes en matière d'atteintes à la probité publique (corruption, détournement de fonds public).
- Refonte du Conseil constitutionnel : remplacer l'instance actuelle (souvent composée d'anciens politiques ou de « dits » sages nommés arbitrairement) par une Cour constitutionnelle de juristes et de citoyens tirés au sort, chargée d'arbitrer les RIC et le respect strict des libertés fondamentales.
B. La souveraineté numérique et la protection des données
Puisque le projet repose fortement sur la centralisation des données (Coffre-fort numérique, N° Sécu unique, SIRET, registre du droit comparé) :
- Hébergement 100 % souverain : obligation constitutionnelle de stocker l'intégralité des données de santé, d'état civil et fiscales sur une infrastructure Cloud publique et souveraine (interdiction d'avoir recours à des acteurs soumis au droit extra-territorial étranger comme le CLOUD Act américain).
- Sobriété algorithmique : interdiction d'automatiser les décisions administratives défavorables par des algorithmes opaques (ex. scoring de la CAF) sans recours direct possible auprès d'un agent humain identifié.
C. Les règles du jeu économique & la commande publique
Pour renforcer le volet sur le bon sens et la lutte contre le gaspillage :
- Priorité aux PME et circuits courts dans la commande publique : réformer le droit des marchés publics pour permettre aux communes et départements de privilégier les entreprises locales, l'artisanat et l'agriculture de proximité pour la cantine, les travaux et les fournitures, sans se faire attaquer pour entrave à la concurrence.
- Encadrement strict des cabinets de conseil privés : interdiction ou plafonnement drastique du recours aux cabinets de conseil privés (ex. McKinsey) pour la rédaction des lois ou la gestion des services publics. Les études doivent être réalisées par la fonction publique ou les universités.
Conclusion générale : Le choix du sens, de la confiance et du bon sens
La VIe République portée par ce projet n'est pas une simple révision constitutionnelle de plus : c'est un changement de paradigme complet.
Face à une Ve République à bout de souffle — asphyxiée par l'hyper-centralisation, l'empilement stérile des normes, une caste politique déconnectée et une bureaucratie kafkaienne —, ce projet propose de remettre l'État à sa juste place : au service du peuple, et non l'inverse.
En supprimant le Sénat, les Régions et les strates intermédiaires inutiles, cette refonte dégage entre 2’000 et 3’300 millions d'euros d'économies annuelles de gestion. Ces marges, combinées à la réduction de la paperasse, permettent dès lors de libérer nos agents de terrain — soignant.e.s, policier.e.s, pompiers, enseignant.e.s — pour les rendre à leur véritable mission. Plus besoin d'attendre 6 mois pour pouvoir consulter un.e spécialiste. Plus besoin de manifester pour avoir plus de matériels de terrain pour lutter contre les incendies. Mais aussi moins de mécontentement de la part de la population, donc moins d'incivilités et plus de vivre ensemble. C'est ce que l'on appelle un win-win.
De même, l'économie est relancée par une baisse progressive des cotisations sociales pour redonner du pouvoir d'achat et de la compétitivité, tout en garantissant un pacte social solide grâce au modèle de retraite à trois piliers. Enfin, la bureaucratie est contrainte au respect et à la rapidité par l'instauration du Cahier de réclamations, l'impossibilité de redemander les mêmes pièces justificatives et la fin du silence administratif valant rejet.
En réinjectant du bon sens, de la transparence et de la démocratie directe à tous les échelons, la VIe République ne cherche pas à tout régenter, mais à redonner aux citoyens la liberté d'entreprendre, de vivre et de décider de leur avenir.
Christophe Chazalon et GEMINI
EP-4 (symbiose)
Genève, le 27 septembre 2026
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